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Des profs se prononcent

Cette section présente une sélection de textes, publiés dans les médias, qui émanent de professeures et professeurs d’université.

Leurs auteurs ont bien voulu en autoriser la reproduction sur le site de la FQPPU.



Savoir et se taire?

Pierre Noreau, Président de l'Association francophone pour le savoir (Acfas). Chercheur au Centre de recherche en droit public (CRDP). Professeur titulaire à la faculté de droit de l'Université de Montréal

Ce texte est paru dans Le Devoir du 21 août  2008

De la nécessité des chercheurs dans l'espace public

Les événements récents rendent compte de ce que nous vivons dans une société qui fait de l'ignorance une vertu.
La publication dans la plus totale discrétion d'un rapport de Santé Canada sur l'impact sanitaire des changements climatiques au pays suscitait récemment la critique des chercheurs qui y avaient contribué. On a vu là une façon pour le gouvernement d'«éviter que l'attention ne se porte sur un enjeu important». Récemment, l'Office québécois de la langue française retardait pour des raisons équivalentes la publication d'études conclues depuis longtemps sur la situation linguistique québécoise.   Texte intégral


La panacée de la ministre ou les vertus des membres « indépendants » des CA des universités

Bernard Élie, professeur au département des sciences économiques de l'UQAM

Ce texte est paru dans Le Devoir du 10 juin 2008 sous le titre: Pas de recette miracle pour la gouvernance des universités

J’ai siégé six ans au conseil d’administration (CA) de l’UQAM (de 1995 à 2001) et connu quatre changements au poste de recteur. Le CA se compose de 16 membres : 3 membres de la haute direction dont le recteur, 3 professeurs, 2 étudiants, 1 chargé de cours, 6 socioéconomiques et un diplômé. Donc, il y a 9 administrateurs de « l’interne », 6 de « l’externe » et 1 entre les deux : le diplômé. À mon époque, le dernier représentant des diplômés était cadre supérieur d’une grande banque.   Texte intégral


D'un rapport à l'autre

André Breton, deuxième vice-président du Syndicat des professeures et professeurs de l'UQAM (SPUQ)

Ce texte est paru dans Le Devoir du 10 juillet 2008

La table était mise pour un retour en force du Rapport de l’IGOPP sur la gouvernance des universités à la suite du Rapport du Vérificateur général du Québec sur les principaux facteurs des pertes de l’Université du Québec à Montréal. Dans Le Devoir du lundi 30 juin, le président du conseil de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques, M. Yvan Allaire, et l’ex-directeur de l’École des hautes études commerciales (HEC), M. Jean-Marie Toulouse, auteur du rapport qui porte son nom, ne s’en sont pas privés.  Texte intégral


« Cette langue qui nous isole » selon Alain Touraine

Marc Chevrier, professeur de science politique, Université du Québec à Montréal

La version originale de ce texte a été publié le 12 mai 2008 sur le site Web de la Francophonie de l'Agora. Une version modifiée est parue dans Le Devoir du 15 mai 2008 sous le titre « La langue d'Alain Touraine »


Les dérives de la concurrence interuniversitaire

Denis Monière, professeur de science politique à l'Université de Montréal

Ce texte est paru dans Le Devoir du 5 mai 2008

La concurrence effrénée que se livrent les universités québécoises dans la chasse aux clientèles entraîne des effets pervers. On a vu ces dernières années les universités se lancer dans de vastes projets de développement immobilier et de délocalisation qui visent à phagocyter les clientèles des autres universités.   Texte intégral


La direction de l'UQTR: une attitude irresponsable

Yvan Lussier, Ph.D.,  professeur, directeur des programmes de premier cycle en psychologie

Ce texte est paru dans Le Nouvelliste du 31 mars 2008

Je suis professeur depuis 18 ans à l'UQTR. Je suis quelqu'un de modéré et, au départ, j'étais contre la grève des professeurs.

J'enseigne la psychologie et j'ai toujours cru et enseigné que seul le dialogue peut permettre la résolution des conflits.

De plus, entre universitaires, supposément instruits, je croyais que ce principe était connu et qu'il serait facile d'en arriver dès l'automne dernier à une entente avec l'université.   Texte intégral


Des profs: c'est bon aussi pour l'économie locale

François Trudeau, professeur

Louis Laurencelle, professeur

Ce texte est paru dans Le Nouvelliste du 25 mars 2008

La situation économique n'est pas facile en Mauricie. Nos politiciens locaux, maires et députés, entrepreneurs et syndicats, travaillent de leur mieux pour préserver et créer des emplois.

Pendant ce temps, l'UQTR, un des moteurs de l'économie mauricienne n'y travaille pas à son plein régime, même si sa situation budgétaire n'a jamais été aussi bonne.   Texte intégral


Profs et administrateurs: deux visions s'affrontent

Gilles Bronchti et Raynald Gareau, professeurs

Ce texte est paru dans Le Nouvelliste du 25 mars 2008

Le malaise qui règne à l'UQTR a une origine plus profonde que le simple processus de négociation qui entoure le renouvellement d'une convention collective.

À l'UQTR, professeurs et administrateurs n'ont pas du tout la même conception de l'Université. Car là est la question, qu'est-ce que l'université et à quoi sert-elle?   Texte intégral


Libre opinion - Une injonction inacceptable

Collectif de professeurs de l'UQAM

Ce texte est paru dans Le Devoir du 17 mars 2008

Depuis plusieurs semaines, des associations étudiantes de l'UQAM sont en grève et pratiquent diverses formes d'actions militantes pour exprimer leur inquiétude devant la crise financière que traverse l'université et les dérives qu'impliquerait la mise en œuvre d'un plan de redressement irréaliste.   Texte intégral


Ai-je choisi la bonne université?

Frédéric Langlois, professeur au département de psychologie, UQTR

Ce texte est paru dans Le Nouvelliste de 19 mars 2008


Pour une autre vision de l'économie

Par Kamel Béji, Guy Debailleul, Gilles Dostaler, Bernard Élie, Frédéric Hanin, Sylvie Morel et Vincent Van Schendel

Ce texte est paru dans Le Devoir des 9 et 10 février 2008

Notre société est plongée en permanence dans un tourbillon d’informations, d’idées et d’opinions portant sur les phénomènes économiques et sur l’évolution qu’il conviendrait de leur imprimer. Certes, l’importance apportée aux questions économiques s’explique par l’urgence des nombreux problèmes auxquels nous faisons face aujourd’hui, lesquels affectent nos vies en profondeur. Sur la place publique, les débats touchant les questions économiques prennent la forme de controverses concernant, par exemple, le choix des politiques en matière de gestion de la dette publique, de financement des systèmes de santé et d’éducation, d’environnement ou encore de salaire minimum et de relations de travail.  Texte intégral et pétition   Déclaration


La fiction de l’université-entreprise - Les universités québécoises seraient-elles gouvernées par la «pensée magique » ? Si le langage de l’« économie du savoir » prend des allures de rituel incantatoire, il demeure qu’une classe de gestionnaires bien réelle, associée au milieu des affaires, s’est installée aux commandes des institutions financées par des fonds publics.

Par Othmar Keel, Professeur au Département d’histoire et Marianne Kempeneers, Professeure au Département de sociologie, Université de Montréal

Ce texte est paru dans L'Autre Forum de décembre 2007

Le contexte qui accompagne les restrictions budgétaires imposées au fonctionnement de l’enseignement et de la recherche dans l’université invite à la réflexion. Nous traiterons ici de la fantastique illusion où nous plonge le discours ambiant lorsque, gestion de «la disette» oblige, il assimile l’université à une entreprise oeuvrant sur un «marché étudiant» selon la loi de la concurrence. Dans cet article, nous démontrons qu’il n’est en réalité pas possible de concevoir le système universitaire du Québec dans les termes de l’« entreprise » et du «marché », et que ce dernier modèle fictif conduit en fait à la dispersion et au gaspillage des fonds publics en lieu et place d’une efficace et fructueuse coordination et collaboration entre les institutions.   Texte intégral


Les dessous de l'impasse à l'Université de Montréal

Collectif d'auteurs, Professeurs de l'UdeM: André-Pierre Contandriopoulos, Louis Dumont, Othmar Keel, Marianne Kempeneers, Jean Portugais et Michel Seymour

Ce texte est paru dans Le Devoir du 20 décembre 2007

Il aura fallu que Le Devoir fasse état de la situation pour que la communauté universitaire apprenne qu’une portion de la subvention de l’Université de Montréal est retenue par le Ministère de l'Éducation, des loisirs et des sports (MELS). (Claire-Andrée Cauchy, «Déficit budgétaire: Québec retient la subvention de l'UdeM», vendredi 14 décembre 2007). Il faut admettre que le déficit du budget de fonctionnement de l’Université de Montréal est très élevé depuis quelques années. Mais la situation financière globale de l'Université est-elle vraiment si mauvaise ?  Texte intégral


Vieillissement de la population et finances publiques - La « futurologie à rebours » de Pierre Fortin et Luc Godbout - Un travail de recherche de Louis Gill - janvier 2007


Sauvons l’Université !

Par Gérard Boismenu, Laurence McFalls, Pascale Dufour, Denis Monière, André J. Bélanger, Éric Montpetit, Dominique Caouette, Normand Mousseau, Michel Duquette, Jane Jenson, Denis Saint-Martin, Laurence Bhérer, Carlos Silva, François Schiettekatte, Michel Côté, Richard Leonelli, Jean-Philippe Thérien, Laurent J. Lewis, Professeurs à l'Université de Montréal

Ce texte est paru dans Le Devoir du 6 novembre 2007

Nous, professeurs, croyons nécessaire d’alerter la communauté et le public face à l’asphyxie de notre système universitaire. Il y a quelques années, la direction du ministère de l’Éducation du Québec et les directions de nos universités avaient convenu que les universités souffraient d’un sous-financement chronique de 375 M $ par année, en comparaison à leurs vis-àvis des autres provinces canadiennes. Le rapport recommandait que le financement des universités « rattrape le niveau de financement des universités canadiennes ». Depuis, cette situation, qui est un véritable handicap, n’a pas été corrigée.  Texte intégral


Réplique à la  ministre de l'Éducation - L'UQAM reste fidèle à sa mission

Par Claude Corbo, Professeur de science politique à l'Université du Québec à Montréal et recteur de l'UQAM de 1986 à 1996

Ce texte est paru dans Le Devoir du 12 septembre 2007

Selon Le Devoir (édition des 8 et 9 septembre 2007), la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, voit dans la crise financière de l'UQAM «une occasion pour l'UQAM de se recentrer sur sa mission, telle que définie au moment de sa création».   Texte intégral


Au-delà de l’UQAM : une politique universitaire en rade

Par Gérard Boismenu, Professeur à la Faculté des arts et des sciences - Sciences politique, Directeur de l'institut d'études Européennes, Université de Montréal

Une version modifiée de ce texte est parue dans Le Devoir du 11 septembre 2007

L’histoire malheureuse des investissements immobiliers de l’UQAM met en évidence la fragilité de notre réseau universitaire et la « considération » que lui portent les pouvoirs publics. L’explication de ce grand cafouillage immobilier est une chose, et il ne s’agit pas de faire preuve d’indulgence à l’égard des responsabilités engagées par les uns et les autres. Mais là n’est pas mon propos. Texte intégral


Pour une cohérence entre la recherche, l'enseignement et la pratique de la gestion

Par Isabelle Dostaler, Professeure agrégée et Jerry Tomberlin, Professeur titulaire, Doyen sortant, École de gestion John-Molson, Université Concordia

Une version modifiée de ce texte est parue dans Le Devoir des 1er et 2 septembre 2007

En 2005, la célèbre Harvard Business Review accusait les écoles de gestion de faire fausse route en étant trop axées sur la recherche dite scientifique et en embauchant des professeurs ayant peu d’expérience du monde des affaires. Ces préoccupations trouvent leur écho dans un rapport qui sera publié sous peu par l’Association to Advance Collegiate Schools of Business (AACSB).  Texte intégral


Pour mettre fin au financement schizophrène des universités

Par Normand Mousseau, Département de physique, Université de Montréal

Une version modifiée de ce texte est parue dans Le Devoir du 24 août 2007

À l’automne dernier, le gouvernement de Jean Charest déposa une politique ambitieuse de recherche et d’innovation, intitulée « Un Québec innovant et prospère ». Cette politique, accompagnée d’un financement de plusieurs centaines de millions de dollars sur une base annuelle, avance sur plusieurs fronts. Entre autres, elle augmente de manière considérable le financement des fonds québécois consacrés à la recherche et le nombre de bourses d’études supérieures, favorisant la formation locale de personnel hautement qualifié.  Texte intégral


Climat de peur : objectif atteint? - Lettre ouverte aux résidents et résidentes de la région de Montebello

Anna Kruzynski, Professeure en affaires publiques et communautaires à l'Université Concordia et membre de la Pointe libertaire

Une version modifiée de ce texte est parue dans Le Devoir du 23 août 2007

Nous nous sommes rencontré-es dimanche dernier [19 août]. Je suis une des militant-es des brigades d’éducation populaire avec qui vous avez discuté des actions prévues à Montebello. Les brigades, organisées par l’Action mondiale des peuples de Montréal, se sont promenées, de Grenville à Fassett et jusqu’à Montebello, pour expliquer aux gens de la place les raisons qui motivent notre refus du Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP), un « dialogue » entamé depuis 2005 entre les dirigeants du Canada, du Mexique et des États-unis.
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Une nouvelle gouvernance à l’échelle continentale : le partenariat sur la sécurité et la prospérité

Par Dorval Brunelle, Directeur de l’Observatoire des Amériques, Centre Études internationales et mondialisation, Université du Québec à Montréal

Une version modifiée de ce texte est paru dans Le Devoir du 16 août 2007

À Montebello, les 20 et 21 août, aura lieu la troisième rencontre annuelle convoquée dans le cadre du Partenariat sur la sécurité et la prospérité (PSP) mis sur pied par les présidents des États-Unis et du Mexique, ainsi que par le premier ministre du Canada, lors de leur rencontre au ranch de George Bush, en mars 2005.  Texte intégral


Le Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité : un processus d’intégration continentale en déficit démocratique

Par David Chapdelaine, Professeur au département de chimie, Université du Québec à Montréal

C’est dans un silence médiatique quasi-total que la nouvelle initiative d’intégration continentale nord-américaine a vu le jour. À première vue, le Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP) apparaît comme un vaste programme d’homogénéisation de plusieurs secteurs, tant économiques que sécuritaires1. Il s’agit de plus d’une centaine d’initiatives rattachées à des échéanciers très serrés, abordant un éventail de sujets allant de la coopération en matière de renseignement à la collaboration en matière d’approvisionnement en électricité2.  Texte intégral


La rencontre trilatérale de Cancún des 30 et 31 mars 2006 : le Partenariat sur la sécurité et la prospérité un an plus tard

Par Dorval BRUNELLE, Directeur de l’Observatoire des Amériques, Centre Études internationales et mondialisation, Université du Québec à Montréal

Le véritable enjeu de la rencontre des trois chefs d’État et de gouvernement d’Amérique du Nord, George W. Bush, Vicente Fox et Stephen Harper, tenue les 30 et 31 mars à Cancún au Mexique, concernait moins l’immigration illégale (le principal contentieux entre le Mexique et les États-Unis d’Amérique (EUA), ou l’exportation de bois d’oeuvre, (le principal contentieux entre le Canada et les EUA), mais les suites à donner au Partenariat sur la sécurité et la prospérité (PSP), signé le 23 mars 2005 à Waco, au Texas et, par delà le PSP, à l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).  Texte intégral

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