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Des profs se prononcent

Cette section présente une sélection de textes, publiés dans les médias, qui émanent de professeures et professeurs d’université. Certains de leurs textes apparaissent également dans la section Défense des droits et des services publics.

Leurs auteurs ont bien voulu en autoriser la reproduction sur le site de la FQPPU.



Autonomie des femmes

Avenir des universités

Budget fédéral

Conflit palestino-israélien

Concurrence interuniversitaire

Enseignement et recherche

Environnement économique

Financement universitaire

Liberté d'expression et pluralité

Organisation et gestion universitaires

Place du français à l'université

Syndicalisme



Autonomie des femmes

Une Église machiste et autoritaire

Marie-Andrée Roy, professeure au Département de sciences des religions de l'UQAM, directrice de l'Institut de recherches et d'études féministes et membre fondatrice de la Collective L'Autre Parole

Ce texte est paru dans Le Devoir du 24 mars 2009

Le drame d'une petite Brésilienne de neuf ans, enceinte de jumeaux après avoir été violée et agressée par son beau-père depuis l'âge de six ans, a récemment ému la planète. Sa vie étant gravement en danger, il y a eu avortement comme le permet, dans des cas exceptionnels, la loi brésilienne. La mère qui soutenait la fillette et l'équipe médicale qui a pratiqué l'avortement ont été excommuniées par l'évêque du diocèse de Recife, Mgr José Cardoso Sobrinho qui a affirmé que «le viol est un péché moins grave que l'avortement». Ce dernier a reçu l'appui du préfet de la Congrégation des évêques au Vatican, le cardinal Giovanni Battista Re, réputé être un proche de Benoît XVI.   »


Femmes, religions et immigration

Marie-Andrée Bertrand, Officier de l'Ordre national du québec et membre du Conseil de l'Ordre, Professeure émérite de l'Université de Montréal

Une version modifiée de ce texte est parue dans Le Devoir du 16 mars 2009 sous le titre « Femmes, religions et immigration - La politique actuelle d'immigration menace l'autonomie des femmes »

Les grandes religions ont fait beaucoup de tort aux femmes en les représentant comme des êtres inférieurs et impurs. La Bible et le Thora les voient aussi comme de dangereuses, tentatrices des hommes. C'est leur proximité avec le sang qui les rend impures: pendant leurs menstrues et dans les semaines qui suivent leur accouchement, elles contaminent les lieux dans lesquels elles vivent et les gens qu'elles approchent et même les objets qu'elles touchent et les sièges sur lesquels elles se sont assises. Il faut les éloigner des hommes et d'ailleurs des lieux de culte. Dans le Lévitique, la valeur en monnaie des femmes est la moitié ou les trois cinquièmes de celle des garçons et des hommes . Parce qu'inférieures, elles n'ont rien à dire sur la doctrine et les règles; parce qu'impures, elles ne peuvent pas agir comme pasteurs sauf dans quelques églises protestantes.   »

Avenir des universités

Le mal de la compétitivité va-t-il ronger l’université jusqu’à la gangrène ?

Cécile Sabourin, professeure UQAT, coordonnatrice, comité Québec/Canada de la Charte des responsabilités humaines, ex-présidente de la FQPPU (2005-2009)

Ce texte est paru sur le site Web respoinfo.org

Au moment où le gouvernement québécois reçoit les rapports du Comité consultatif sur l’économie et les services publics, l’avenir des universités québécoises est plus que jamais confronté au dogme de la concurrence. Nous en traitons ici en réagissant à un article publié dans le Cahier spécial du journal Le Devoir , les 23-24 janvier 2010.

Dans son article de présentation du Cahier spécial, Normand Thériault[1] reprend sans doute des propos entendus de la part de celles et ceux qui proposent la « disparition » d’universités et de collèges au service du développement global des sociétés, en fait du rôle civilisationnel des institutions vouées à l’éducation. Il faut savoir que les Cahiers spéciaux sont constitués dans l’esprit de « publi-reportages », donc bien loin d’une analyse journalistique rigoureuse.
   »

Budget fédéral

L'investissement fédéral dans les infrastructures : des grenailles!

Pierre J. Hamel, professeur-chercheur, Groupe Métropolisation et Société et Groupe de recherche sur l'innovation municipale, INRS-Urbanisation

Ce texte est paru dans Le Devoir du 3 février 2009

Au lendemain du discours du budget fédéral, un quotidien montréalais confectionné sans ses journalistes titrait à la une : « Une pluie de milliards ». Il me semble pourtant qu’il ne s’agisse que d’un parcimonieux saupoudrage de nanogranules, comme si on avait choisi un traitement homéopathique pour ce qui semble être la crise la plus sévère depuis la Grande Dépression.

Déjà, une comparaison rapide (et grossière) avec le plan de relance américain fait paraître bien pâlichon ce qu’on nous annonçait mardi : alors que le Canada a une population et un PIB qui sont l’une comme l’autre à peu près dix fois moins importants que ceux des États-Unis, le plan de relance du gouvernement Harper sera vingt fois moins sérieux que celui de nos voisins du Sud.   »

Conflit palestino-israélien

Un cessez-le-feu ne suffira pas pour concrétiser la paix entre Palestine et Israël

Déclaration d'enseignant(e)s et d'employé(e)s des universités québécoises parue dans Le Devoir des 24 et 25 janvier 2009

Pour contacter le groupe et ajouter votre nom à la déclaration

Concurrence interuniversitaire

Les dérives de la concurrence universitaire

Denis Monière, professeur de science politique à l'Université de Montréal

Ce texte est paru dans Le Devoir du 5 mai 2008

La concurrence effrénée que se livrent les universités québécoises dans la chasse aux clientèles entraîne des effets pervers. On a vu ces dernières années les université se lancer dans de vastes projets de développement immobilier et de délocalisation qui visent à phagocyter les clientèles des autres universités.   »

Enseignement et recherche

Science et affaires, une liaison dangereuse – Point de vue de Preston Manning sur la politique scientifique canadienne

Commentaire de Cécile Sabourin, coordonnatrice du Comité Q/C, Charte des responsabilités humaines, professeure à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et ex-présidente de FQPPU

Ce texte est paru sur le site Web respoinfo.org

ManningPreston Manning, très connu pour sa contribution à la fondation du Reform party et plus récemment pour celle du Center for building democracy, était l’invité de Media@McGill le 12 novembre dernier. Il participait à une conversation publique sur les politiques canadiennes au regard de la science et de la technologie dirigée par Darin Barney, professeur associé et directeur de la Chaire de recherche du Canada sur la technologie et la citoyenneté à l’Université Mc Gill. »

A very disturbing way of linking science and business : Preston Manning on the Politics of Science in Canada

Commentary by Cécile Sabourin, coordinator of the Q/C Committee, Charter of Human Responsibilities, Professor at Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) and former president of the Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU)

ManningPreston Manning, well known in Canada for his active participation in the foundation of the Reform party and more recently founder of the Center for building democracy, was invited by Media@McGill on November 12 to participate in a conservation on Canadian public policies pertaining to research in science and technology. The conversation was led by Darin Barney, Associate Professor and Canada Research Chair in Technology and Citizenship at McGill University.


Vidéo - Les politiques publiques pour la recherche - Cécile Sabourin - Mise en ligne sur le site Le journal des alternatives


L'université enfermée dans la logique marchande

Jean Pichette, professeur à l'École des médias de l'UQAM

Ce texte est paru dans Le Devoir du 16 avril 2009

La grève des professeurs qui perdure à l'UQAM est un symptôme: il y a quelque chose de pourri au royaume de l'université. J'écris «de l'université», pas simplement de l'UQAM, même si tous les projecteurs sont maintenant braqués sur elle. Ce qui se joue actuellement dans mon université nous révèle en effet la maladie qui les traverse toutes et qu'on aime ramener, le plus souvent, à un problème de sous-financement. Pourtant, l'idée d'une saignée qui affecterait aujourd'hui les universités me semble rater la cible, du moins partiellement. Aussi ne faut-il pas s'étonner qu'un diagnostic tronqué débouche sur une solution bancale.   »


Les conditions de l'enseignement d'abord

Jean-François Chassay, professeur au département d’études littéraires de l’UQAM

Ce texte est paru dans Le Devoir du 16 avril 2009

J’aimerais faire quelques remarques concernant l’actuelle grève des professeurs qui a lieu à l’UQAM. J’ai voté en faveur de cette grève, sans plaisir, mais sans hésitation et sans remords. J’enseigne et je fais de la recherche dans cette université depuis 1991 et je suis professeur titulaire depuis 1998. Le service des communications m’écrit souvent, à moi comme à bien des collègues, pour me remercier de ma contribution dans les médias au rayonnement de l’institution. Manifestement, tout cela n’a que peu d’importance lorsqu’il s’agit de proposer quelque chose (j’ai envie de dire : n’importe quoi, mais quelque chose) à la table des négociations.   »

Environnement économique

Il faut modifier les règles d’attribution des bourses Vanier

Généreux mais mal conçu, le programme des bourses Vanier dénature la logique inhérente au financement des études supérieures

Yves Gingras, département d'histoire, UQAM

Ce texte est paru dans Affaires universitaires le 7 août 2009

Let’s fix the Vanier Scholarships

This generous but ill-conceived program distorts the logic of graduate-school funding


L'économie d'abord, oui. Mais laquelle ?

Eric Pineault, département de sociologie, UQAM

Ce texte est paru dans Le Devoir du 27 novembre 2008

Les signes avant-coureurs d'une importante crise financière ont été pour le premier ministre du Québec l'occasion de déclencher des élections prétendant qu'il devait aller chercher un « mandat fort » afin de « piloter le navire » à travers les temps difficiles qui nous attendent. Avec le slogan « l'économie d'abord » le parti libéral espère prendre de court les autres partis politiques, qui selon la perception publique construite par les sondeurs, seraient moins aptes à gouverner le Québec en période d'instabilité économique.   »


Climat de peur : objectif atteint? - Lettre ouverte aux résidents et résidentes de la région de Montebello

Anna Kruzynski, Professeure en affaires publiques et communautaires à l'Université Concordia et membre de la Pointe libertaire

Une version modifiée de ce texte est parue dans Le Devoir du 23 août 2007

Nous nous sommes rencontré-es dimanche dernier [19 août]. Je suis une des militant-es des brigades d’éducation populaire avec qui vous avez discuté des actions prévues à Montebello. Les brigades, organisées par l’Action mondiale des peuples de Montréal, se sont promenées, de Grenville à Fassett et jusqu’à Montebello, pour expliquer aux gens de la place les raisons qui motivent notre refus du Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP), un « dialogue » entamé depuis 2005 entre les dirigeants du Canada, du Mexique et des États-unis.   »

English version


Le Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité : un processus d’intégration continentale en déficit démocratique

David Chapdelaine, Professeur au département de chimie, Université du Québec à Montréal

C’est dans un silence médiatique quasi-total que la nouvelle initiative d’intégration continentale nord-américaine a vu le jour. À première vue, le Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP) apparaît comme un vaste programme d’homogénéisation de plusieurs secteurs, tant économiques que sécuritaires1. Il s’agit de plus d’une centaine d’initiatives rattachées à des échéanciers très serrés, abordant un éventail de sujets allant de la coopération en matière de renseignement à la collaboration en matière d’approvisionnement en électricité.  »

La rencontre trilatérale de Cancún des 30 et 31 mars 2006 : le Partenariat sur la sécurité et la prospérité un an plus tard

Dorval Brunelle, Directeur de l’Observatoire des Amériques, Centre Études internationales et mondialisation, Université du Québec à Montréal

Le véritable enjeu de la rencontre des trois chefs d’État et de gouvernement d’Amérique du Nord, George W. Bush, Vicente Fox et Stephen Harper, tenue les 30 et 31 mars à Cancún au Mexique, concernait moins l’immigration illégale (le principal contentieux entre le Mexique et les États-Unis d’Amérique (EUA), ou l’exportation de bois d’oeuvre, (le principal contentieux entre le Canada et les EUA), mais les suites à donner au Partenariat sur la sécurité et la prospérité (PSP), signé le 23 mars 2005 à Waco, au Texas et, par delà le PSP, à l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).  »

Financement universitaire

Finances publiques et financement des universités

Ce texte est paru sur le site economieautrement.org le 4 février 2010

Cécile Sabourin, économiste, professeure à l'unité d'enseignement et de recherche en sciences du développement humain et social à l'UQAT et ex-présidente de la FQPPU

Depuis plusieurs années, il y a un très fort consensus quant à la priorité à accorder à l’éducation et à l’enseignement supérieur comme assises du développement global du Québec. On peut en conséquence s’attendre à ce que cela se répercute sur les budgets du gouvernement Québec. Pourtant, les milieux de l’éducation demeurent globalement insatisfaits des moyens financiers dont ils disposent (crédits budgétaires en provenance du gouvernement) et réclament toujours davantage de fonds. Cela signifie-t-il qu’en dépit du discours, le gouvernement n’accorde pas l’importance souhaitée aux besoins des établissements ? Si oui, le problème vient-il de la faible marge de manœuvre, ce dont le ministère des Finances et ses consultants s’affairent à nous convaincre ? Comme on peut s’y attendre, les opinions sur ces sujets diffèrent.   »


Les professeurs de l'UQAM en grève: pourquoi?

Martin Peticlerc, Jean-François Hamel, Luc Bonenfant, Laurence-Léa Fontaine, Ève Paquette, professeurs à l'UQAM

Une version modifiée de ce texte est parue dans Le Devoir du 18 mars sous le titre « L'UQAM en grève - Les professeurs demandent un rattrapage salarial et 300 nouveaux postes »

Le 10 mars dernier, les professeurs de l’UQAM ont décidé de prolonger le mandat de grève donné à leur syndicat et de cesser toutes leurs activités, d’enseignement et de recherche pendant une semaine entière. Pourquoi? Pour sauver ce qui reste d’une université profondément ébranlée et défendre la mission qui est la sienne. Car les enjeux de cette grève dépassent la seule question des salaires et des conditions de travail des professeurs. Il en va, croyons-nous, de l’avenir d’une institution qui, depuis sa fondation, a contribué à renforcer le visage francophone de Montréal et à démocratiser l’accès à l’éducation supérieure pour l’ensemble de la population québécoise.   »


Libre opinion - Une injonction inacceptable

Collectif de professeurs de l'UQAM

Ce texte est paru dans Le Devoir du 17 mars 2008

Depuis plusieurs semaines, des associations étudiantes de l'UQAM sont en grève et pratiquent diverses formes d'actions militantes pour exprimer leur inquiétude devant la crise financière que traverse l'université et les dérives qu'impliquerait la mise en oeuvre d'un plan de redressement irréaliste.   »


La fiction de l’université-entreprise - Les universités québécoises seraient-elles gouvernées par la «pensée magique » ? Si le langage de l’« économie du savoir » prend des allures de rituel incantatoire, il demeure qu’une classe de gestionnaires bien réelle, associée au milieu des affaires, s’est installée aux commandes des institutions financées par des fonds publics.

Othmar Keel, Professeur au Département d’histoire et Marianne Kempeneers, Professeure au Département de sociologie, Université de Montréal

Ce texte est paru dans L'Autre Forum de décembre 2007

Le contexte qui accompagne les restrictions budgétaires imposées au fonctionnement de l’enseignement et de la recherche dans l’université invite à la réflexion. Nous traiterons ici de la fantastique illusion où nous plonge le discours ambiant lorsque, gestion de «la disette» oblige, il assimile l’université à une entreprise oeuvrant sur un «marché étudiant» selon la loi de la concurrence. Dans cet article, nous démontrons qu’il n’est en réalité pas possible de concevoir le système universitaire du Québec dans les termes de l’«entreprise» et du «marché», et que ce dernier modèle fictif conduit en fait à la dispersion et au gaspillage des fonds publics en lieu et place d’une efficace et fructueuse coordination et collaboration entre les institutions.  »


Les dessous de l'impasse à l'Université de Montréal

Collectif d'auteurs, professeurs de l'UdeM: André-Pierre Contandriopoulos, Louis Dumont, Othmar Keel, Marianne Kempeneers, Jean Portugais et Michel Seymour

Ce texte est paru dans Le Devoir du 20 décembre 2007

Il aura fallu que Le Devoir fasse état de la situation pour que la communauté universitaire apprenne qu’une portion de la subvention de l’Université de Montréal est retenue par le Ministère de l'Éducation, des loisirs et des sports (MELS). (Claire-Andrée Cauchy, «Déficit budgétaire: Québec retient la subvention de l'UdeM», vendredi 14 décembre 2007). Il faut admettre que le déficit du budget de fonctionnement de l’Université de Montréal est très élevé depuis quelques années. Mais la situation financière globale de l'Université est-elle vraiment si mauvaise ?   »


Sauvons l’Université !

Gérard Boismenu, Laurence McFalls, Pascale Dufour, Denis Monière, André J. Bélanger, Éric Montpetit, Dominique Caouette, Normand Mousseau, Michel Duquette, Jane Jenson, Denis Saint-Martin, Laurence Bhérer, Carlos Silva, François Schiettekatte, Michel Côté, Richard Leonelli, Jean-Philippe Thérien, Laurent J. Lewis, Professeurs à l'Université de Montréal

Ce texte est paru dans Le Devoir du 6 novembre 2007

Nous, professeurs, croyons nécessaire d’alerter la communauté et le public face à l’asphyxie de notre système universitaire. Il y a quelques années, la direction du ministère de l’Éducation du Québec et les directions de nos universités avaient convenu que les universités souffraient d’un sous-financement chronique de 375 M $ par année, en comparaison à leurs vis-àvis des autres provinces canadiennes. Le rapport recommandait que le financement des universités « rattrape le niveau de financement des universités canadiennes ». Depuis, cette situation, qui est un véritable handicap, n’a pas été corrigée.  »


Réplique à la  ministre de l'Éducation - L'UQAM reste fidèle à sa mission

Claude Corbo, Professeur de science politique à l'Université du Québec à Montréal et recteur de l'UQAM de 1986 à 1996

Ce texte est paru dans Le Devoir du 12 septembre 2007

Selon Le Devoir (édition des 8 et 9 septembre 2007), la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, voit dans la crise financière de l'UQAM «une occasion pour l'UQAM de se recentrer sur sa mission, telle que définie au moment de sa création».   »


Au-delà de l’UQAM : une politique universitaire en rade

Gérard Boismenu, Professeur à la Faculté des arts et des sciences - Sciences politique, Directeur de l'institut d'études Européennes, Université de Montréal

Une version modifiée de ce texte est parue dans Le Devoir du 11 septembre 2007

L’histoire malheureuse des investissements immobiliers de l’UQAM met en évidence la fragilité de notre réseau universitaire et la « considération » que lui portent les pouvoirs publics. L’explication de ce grand cafouillage immobilier est une chose, et il ne s’agit pas de faire preuve d’indulgence à l’égard des responsabilités engagées par les uns et les autres. Mais là n’est pas mon propos.   »


Pour mettre fin au financement schizophrène des universités

Normand Mousseau, Département de physique, Université de Montréal

Une version modifiée de ce texte est parue dans Le Devoir du 24 août 2007

À l’automne dernier, le gouvernement de Jean Charest déposa une politique ambitieuse de recherche et d’innovation, intitulée « Un Québec innovant et prospère ». Cette politique, accompagnée d’un financement de plusieurs centaines de millions de dollars sur une base annuelle, avance sur plusieurs fronts. Entre autres, elle augmente de manière considérable le financement des fonds québécois consacrés à la recherche et le nombre de bourses d’études supérieures, favorisant la formation locale de personnel hautement qualifié.   »

Liberté d'expression et pluralité

La censure aujourd’hui : leçons d’histoire de la censure au Québec

Viviane Namaste, professeure agrégée, titulaire de la chaire de recherche sur le VIH/sida et la santé sexuelle Institut Simone-De Beauvoir, Université Concordia

La semaine de la liberté d’expression est un moment privilégié pour réfléchir à l’importance du droit au libre accès à la culture. En règle générale, lorsqu’on parle de la censure, on fait référence aux œuvres interdites à cause de leur contenu jugé scandaleux (pensons par exemple au film Hiroshima, mon amour). Dans son sens commun, la censure s’intéresse au contenu d’une représentation.  Or, l’analyse historique de la censure au Québec nous offre une belle occasion de comprendre...   »


Savoir et se taire?

Pierre Noreau, Président de l'Association francophone pour le savoir (Acfas). Chercheur au Centre de recherche en droit public (CRDP). Professeur titulaire à la faculté de droit de l'Université de Montréal

Ce texte est paru dans Le Devoir du 21 août  2008

De la nécessité des chercheurs dans l'espace public

Les événements récents rendent compte de ce que nous vivons dans une société qui fait de l'ignorance une vertu.

La publication dans la plus totale discrétion d'un rapport de Santé Canada sur l'impact sanitaire des changements climatiques au pays suscitait récemment la critique des chercheurs qui y avaient contribué. On a vu là une façon pour le gouvernement d'«éviter que l'attention ne se porte sur un enjeu important». Récemment, l'Office québécois de la langue française retardait pour des raisons équivalentes la publication d'études conclues depuis longtemps sur la situation linguistique québécoise.   »

Pour une autre vision de l'économie

Kamel Béji, Guy Debailleul, Gilles Dostaler, Bernard Élie, Frédéric Hanin, Sylvie Morel et Vincent Van Schendel

Ce texte est paru dans Le Devoir des 9 et 10 février 2008

Notre société est plongée en permanence dans un tourbillon d’informations, d’idées et d’opinions portant sur les phénomènes économiques et sur l’évolution qu’il conviendrait de leur imprimer. Certes, l’importance apportée aux questions économiques s’explique par l’urgence des nombreux problèmes auxquels nous faisons face aujourd’hui, lesquels affectent nos vies en profondeur. Sur la place publique, les débats touchant les questions économiques prennent la forme de controverses concernant, par exemple, le choix des politiques en matière de gestion de la dette publique, de financement des systèmes de santé et d’éducation, d’environnement ou encore de salaire minimum et de relations de travail.   Pétition   Déclaration

Organisation et gestion universitaire

Une loi inutile…

Michel Volle, président du Syndicat des professeurs et professeures de l'Université du Québec à Trois-Rivières

Ce texte est paru dans Le Nouvelliste des 3 et 4 octobre 2009

Avez-vous entendu parler du projet de loi 38? Probablement pas ou bien cela n’a pas attiré votre attention dans le brouhaha
de l’actualité politique. Il s’agit d’un projet de loi qui touche la « gouvernance » des universités québécoises.

La ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Mme Michèle Courchesne, s’est mise en tête, en prenant prétexte de la dérive financière de l’UQAM, d’imposer à l’ensemble des universités québécoises, même celles qui n’ont pas de problème, le même corset légal. Du mur à mur digne d’une autre époque et qui rappelle le régime soviétique.

Que prévoit ce projet de loi?   » 


Hausses salariales des dirigeants des universités - Institutions publiques ou entreprises privées?

Yves Gingras, Professeur d'histoire à l'UQAM

Cette opinon est parue dans Le Devoir du 29 septembre 2009

Les révélations récentes concernant les importantes augmentations de salaire de la direction de l'Université de Montréal devraient être placées dans le contexte plus large des débats sur la question de l'autonomie des universités. On peut en effet prédire que si le projet de loi 38 sur la «gouvernance» des universités est adopté, de telles augmentations de salaire consenties aux dirigeants vont se multiplier, car il s'agit là du mode habituel de «gouvernance» des entreprises privées qui croient que pour être «compétitif» et embaucher les «meilleurs», il faut...   »


Le projet de loi 38 sur la gouvernance universitaire - Une entorse grave à la collégialité

Frédéric Deschenaux, professeur en sociologie de l’éducation, Université du Québec à Rimouski et président du Comité sur le corps professoral de la FQPPU

Cet article fait la une du journal Le Mouton Noir Volume XV-Numéro 1, septembre-octobre 2009

Il faut s’attendre à une rentrée mouvementée dans le monde universitaire québécois. En effet, la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, a déposé son projet de loi 38 sur la gouvernance des universités. Ce projet de loi est, à quelques modifications près, le clone du projet de loi 107, mort au feuilleton l'automne dernier avec le déclenchement des élections. Cette proposition de modification de la gouvernance universitaire a bien reçu quelques appuis, entre autres du Conseil du patronat du Québec, mais suscite beaucoup plus généralement une vive opposition de la part des premiers concernés...    »


Où tout se tient...

Jean-Paul Baïlon, professeur retraité de l'École Polytechnique

Ce texte est paru dans Le Devoir.com  du 20 septembre 2009

Au-delà de ces augmentations scandaleuses accordées à ses hauts dirigeants alors que l’UdM croule sous des déficits accumulés de près de 150 millions de dollars et que l’embauche de nouveaux professeurs y est gelée, j’attire l’attention des lecteurs du Devoir sur les conséquences que pourrait avoir l’adoption du projet de loi proposé par la Ministre de l’Éducation et traitant de la gouvernance des universités. Selon ce projet...  »


Les universités québécoises, le privé et l’État. Dans la coulisse de la « gouvernance universitaire » …

Jean-Pierre Kesteman, historien, professeur émérite de l’Université de Sherbrooke

Ce texte est paru dans Le Devoir du 18 juin 2009

L’adage est connu : le capitalisme, c’est privatiser les profits et socialiser les pertes. Mais seule l’alliance du grand capital et de l’État permet de déréglementer ou de privatiser les services publics en période faste, de sauver les banques en temps de crise. Hier, on criait haro sur l’interventionnisme. Aujourd’hui, on supplie l’État d’injecter des milliards. On ne sait si cette transfusion sauvera le malade, mais la saignée entraînera pour nos sociétés un endettement colossal qui plombera les moyens des générations à venir. Du coup, voici l’État remis en selle. On le croyait inutile avec «la fin de l’Histoire». Il est redevenu indispensable.   » 


Gouvernance universitaire : toutes les associations de profs de carrière unies dans leur opposition au projet de loi

Robert Tétrault, Faculté de droit, Université de Sherbrooke et 1er vice-président du SPPUS

Ce texte est paru dans l'Info-SPPUS du 17 mars 2008

Dans un geste possiblement sans précédent dans l’histoire des universités sherbrookoises, la totalité des associations représentant les professeurs de carrière des deux universités – Sherbrooke et Bishop’s - s’unissent pour manifester leur opposition à un projet de loi du gouvernement. En effet, l’Association des professeures et professeurs de la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke (APPFMUS), par la voix de son secrétaire-trésorier, le professeur Pierre Lavigne, s’est joint au mouvement d’opposition au projet de loi sur la gouvernance universitaire amorcé par l’APPRUS (retraités), l’AIPSA (ingénieurs) et le SPPUS.   »


Michel Seymour, professeur de Philosophie, secrétaire du Syndicat général des professeurs et professeures de l'Université de Montréal

Nous ne nous intéressons pas à la gouvernance et à la gestion des universités. Pourvu que nous nous maintenions en poste, que nous poursuivions notre propre recherche, que nous recrutions les meilleurs candidats dans nos unités et qu’à l’échelle institutionnelle, nous nous fassions les promoteurs de la culture scientifique et de l’esprit critique, voilà tout ce qui importe. Mais nos « gouverneurs » ne l’entendent pas ainsi. Comme nous allons le montrer, les préoccupations professorales que l’on vient d’énumérer ne sont pas à l’abri des décisions prises en haut lieu. Si vous ne vous occupez pas de la politique institutionnelle, la politique institutionnelle va s’occuper de vous.   »


Le marketing : menace de corruption pour les universités

Yves Gingras, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences à l’Université du Québec à Montréal

Ce texte est paru sur le site Web d'Affaires universitaires le 12 janvier 2009

La directrice des communications de l’Université Lakehead écrivait récemment dans cette chronique qu’il est temps que les universitaires comprennent que nous vivons dans une économie de marché et qu’il faut développer l’«image de marque» de nos universités pour vendre nos «produits» à des «acheteurs» potentiels, c’est-à-dire les étudiants. Elle expliquait comment elle a réussi, plus rapidement qu’elle ne pensait, à transformer l’image de son établissement en celle d’une «université dynamique» qui effectue de la «recherche de pointe» (en prenant soin d’utiliser des mots à la mode et accrocheurs).

Cette vision optimiste du marketing cache selon moi un côté plus obscur lorsqu’elle est appliquée aux universités.   »

Pour une vraie réforme de la gouvernance des universités

Samir Saul, professeur d’histoire , Université de Montréal

Ce texte est paru dans Le Devoir  du 2 octobre 2008

La campagne électorale terminée, le projet de loi no 107 ou un frère jumeau risquent de réapparaître. Le projet soulève des réactions négatives dans le milieu universitaire car il cerne mal les problèmes qu’il faut résoudre. Nombre des dispositions qu’il contient sont inappropriées, et certaines sont nocives.
Cela dit, l’intervention du gouvernement dans le fonctionnement des universités n’est pas à rejeter car il y a d’authentiques problèmes que les pouvoirs publics pourraient contribuer à résoudre, pour peu que soient mis de côté les a priori, les simplismes et les recettes passe-partout. Nous verrons où le projet de loi fait fausse route et comment il pourrait être réaménagé.   »

L’Université entre déclin et relance
Pour des États généraux

Jacques Pelletier, professeur au département d'études littéraires de l'UQAM et Normand Baillargeon, professeur au département d'éducation de l'UQAM - Membres du collectif de rédaction de la revue À Bâbord

Ce texte est paru dans Le Devoir  du 2 octobre 2008

Une crise globale

L’université, au Québec comme partout en Occident, traverse actuellement une crise majeure. Ce n’est pas la première bien entendu. Mais ce pourrait être la dernière si elle devait, à terme, se conclure par sa disparition sous la forme de l’institution de savoir et de sagesse qu’elle a incarnée au cours du dernier millénaire.

Cette crise au Québec se présente d’abord comme une crise financière. C’est sa dimension la plus visible, celle qui frappe davantage l’opinion publique. Elle se traduit par des déficits budgétaires considérables dans chacun des établissements. Elle se manifeste aussi dans le sous-financement chronique dont souffre l’ensemble du réseau, auquel il faudrait injecter une somme supplémentaire de 350 millions de dollars environ annuellement pour tout juste le mettre au diapason de son équivalent canadien. Elle s’exprime enfin dans les déboires spectaculaires provoqués par certaines aventures dans le développement immobilier dont l’Îlot Voyageur apparaît comme un révélateur exemplaire et une préfiguration annonciatrice des désastres à venir.   »

Gouvernance des universités: une loi cosmétique

Michel Seymour & Guy Rocher, professeurs à l’Université de Montréal

Ce texte est paru dans Le Devoir  du 17 septembre 2008

Dans son éditorial du 11 septembre dernier, Marie-Andrée Chouinard soutient que la loi sur la gouvernance des universités, envisagée par la ministre Michelle Courchesne, est une réforme nécessaire. Il semble que cette loi contiendra au moins cinq dispositions, dont certaines sont issues du rapport de l’Institut sur la gouvernance des organismes publics et parapublics (IGOPP) sur la gouvernance des universités. Ainsi, les universités seraient dorénavant gouvernées par un conseil composé au deux tiers de membres externes à l’Université. Par ailleurs, il faudrait s’assurer de la présence de divers comités, dont ceux des ressources humaines, de la gouvernance et de la vérification. Enfin, la ministre Courchesne juge à propos que l’on mette en place un large forum dans lequel les membres de la communauté universitaire pourraient s’exprimer. Or, ces diverses mesures existent déjà à l’Université de Montréal, et cela n’a pas empêché cette université d’être aux prises avec plusieurs difficultés importantes. La loi envisagée par la ministre risque donc d’être purement cosmétique. En réalité, les problèmes structurels de l’Université de Montréal s’expliquent par des raisons inverses à celles qui sont invoquées par la ministre. Le problème n’est pas que la gestion des universités soit assurée par les acteurs en place, mais au contraire que ceux-ci ne sont pas assez impliqués dans la gestion de leur propre université. Une concentration accrue des pouvoirs risque fort d’empirer le mal.   »


Les vraies conditions d'une "bonne gouvernance" des universités

Denis Monière, professeur de science politique à l'Université de Montréal

Ce texte est paru dans Le Devoir du 12 septembre 2008

Les grandes entreprises qui ont été ébranlées par des scandales financiers tout comme les administrations publiques qui sont critiquées pour leur inefficacité cherchent à se donner une nouvelle crédibilité en adoptant de nouvelles règles de gestion qu’on a synthétisées sous le concept de « bonne gouvernance». Les spécialistes de l’administration ont été mobilisés pour cette opération de « relookage » et tentent de convaincre l’opinion publique que les méthodes de gestion du secteur privé devraient être transposées au secteur public.   »

Le coup de barre affolé de Mme Courchesne

Daniel Clapin-Pépin, professeur à l'École des sciences de la gestion, UQAM

Ce texte est paru dans Le Devoir.com  du 10 septembre 2008

Selon la révélation de ce jour même de la journaliste Clairandrée Cauchy en page frontispice, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, est déterminée à présenter cet automne un projet de loi sur la gouvernance des universités. « Contre vents et marées » si nécessaire, clame-t-elle.

Madame Courchesne s'étant «convertie» à la nouvelle idéologie «externiste/indépendantiste» (dont l'efficacité n'a pas été démontrée mais «révélée») du Groupe de travail sur la gouvernance des universités présidé par le professeur Jean-Marie Toulouse des HÉC, se dit prête à surmonter les «résistances observées dans le milieu universitaire».   »


D'un rapport à l'autre

André Breton, deuxième vice-président du Syndicat des professeures et professeurs de l'UQAM (SPUQ)

Ce texte est paru dans Le Devoir du 10 juillet 2008

La table était mise pour un retour en force du Rapport de l’IGOPP sur la gouvernance des universités à la suite du Rapport du Vérificateur général du Québec sur les principaux facteurs des pertes de l’Université du Québec à Montréal. Dans Le Devoir du lundi 30 juin, le président du conseil de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques, M. Yvan Allaire, et l’ex-directeur de l’École des hautes études commerciales (HEC), M. Jean-Marie Toulouse, auteur du rapport qui porte son nom, ne s’en sont pas privés.   »


La panacée de la ministre ou les vertus des membres « indépendants » des CA des universités

Bernard Élie, professeur au département des sciences économiques de l'UQAM

Ce texte est paru dans Le Devoir du 10 juin 2008 sous le titre: Pas de recette miracle pour la gouvernance des universités

J’ai siégé six ans au conseil d’administration (CA) de l’UQAM (de 1995 à 2001) et connu quatre changements au poste de recteur. Le CA se compose de 16 membres : 3 membres de la haute direction dont le recteur, 3 professeurs, 2 étudiants, 1 chargé de cours, 6 socioéconomiques et un diplômé. Donc, il y a 9 administrateurs de « l’interne », 6 de « l’externe » et 1 entre les deux : le diplômé. À mon époque, le dernier représentant des diplômés était cadre supérieur d’une grande banque.  »


Pour une cohérence entre la recherche, l'enseignement et la pratique de la gestion

Isabelle Dostaler, Professeure agrégée et Jerry Tomberlin, Professeur titulaire, Doyen sortant, École de gestion John-Molson, Université Concordia

Une version modifiée de ce texte est parue dans Le Devoir des 1er et 2 septembre 2007

En 2005, la célèbre Harvard Business Review accusait les écoles de gestion de faire fausse route en étant trop axées sur la recherche dite scientifique et en embauchant des professeurs ayant peu d’expérience du monde des affaires. Ces préoccupations trouvent leur écho dans un rapport qui sera publié sous peu par l’Association to Advance Collegiate Schools of Business (AACSB).  »


Une nouvelle gouvernance à l’échelle continentale : le partenariat sur la sécurité et la prospérité

Dorval Brunelle, Directeur de l’Observatoire des Amériques, Centre Études internationales et mondialisation, Université du Québec à Montréal

Une version modifiée de ce texte est paru dans Le Devoir du 16 août 2007

À Montebello, les 20 et 21 août, aura lieu la troisième rencontre annuelle convoquée dans le cadre du Partenariat sur la sécurité et la prospérité (PSP) mis sur pied par les présidents des États-Unis et du Mexique, ainsi que par le premier ministre du Canada, lors de leur rencontre au ranch de George Bush, en mars 2005.  »

Place du français à l'université

« Cette langue qui nous isole » selon Alain Touraine

Marc Chevrier, professeur de science politique, Université du Québec à Montréal

La version originale de ce texte a été publié le 12 mai 2008 sur le site Web de la Francophonie de l'Agora. Une version modifiée est parue dans Le Devoir du 15 mai 2008 sous le titre « La langue d'Alain Touraine »

L'usage de plus en plus généralisé que font les universitaires français de l'anglais dans leurs communications scientifiques à l'étranger est révélateur d'un nouvel ordre des choses naissant, en particulier quand un intellectuel aussi éminent que le sociologue Alain Touraine, venu à Toronto recevoir un doctorat honoris causa d'un collègue universitaire bilingue, décide de donner ses allocutions principalement en anglais dans un colloque dédié à la transculturalité, et ce malgré la présence de nombreux francophones.   »


Le gouvernement Harper pénalise la recherche en sciences humaines

Johanne Villeneuve, professeure au département d'études littéraires et directrice du programme de doctorat en sémiologie à l'UQAM & Martin Lefebvre, titulaire de la chaire de recherche en études cinématographiques et directeur du programme de doctorat en études cinématographiques et image en mouvement, Université Concordia

Une version modifiée de ce texte est parue dans Le Devoir du 27 février 2009 sous le titre «Ottawa pénalise la recherche en sciences humaines»

Récemment les artistes québécois et le gouvernement du Québec se sont insurgés, avec raison, contre les coupures draconiennes opérées par le gouvernement fédéral dans le monde de la production artistique et culturelle. Cette fois, c'est le monde du savoir qui se trouve dans la ligne de mire, en particulier les « sciences humaines ». Dans l’énoncé de son dernier budget, le gouvernement fédéral annonce l’octroi de montants supplémentaires aux organismes qui subventionnent la recherche universitaire afin d’augmenter le nombre de bourses d’excellence accordées aux étudiants. Ainsi, c’est 17,5 millions qui seront dévolus au Conseil de Recherche en Sciences Humaines du Canada (CRSH). Cet organisme fédéral finance la recherche en sciences humaines et sociales au pays depuis des décennies. Il offre notamment aux étudiants des cycles supérieurs — les penseurs et les enseignants de demain — des bourses d’excellence qui sont essentielles pour l'accès aux institutions d'enseignement supérieur et de recherche dont on connaît par ailleurs le sous financement chronique et qui n'ont donc pas les moyens, à l'inverse des grandes universités américaines, de soutenir leurs étudiants. Mais la bonne nouvelle en cache une mauvaise, laquelle se résume à une phrase assassine : « Les bourses d'études accordées par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada cibleront les diplômes liés aux affaires. »   »

Syndicalisme

Bilan de la grève des professeurEs de l’UQAM

David Mandel,  membre du conseil exécutif du SPUQ au moment de la grève et responsable du comité du piquettage.

Cet article est paru le 3 juin 2009 dans L’Aut’Journal

La grève de sept semaines des professeurEs de l’UQAM, qui s’est terminée le 24 avril par une victoire significative, quoique partielle, est, malheureusement, un événement rare de la vie syndicale québécoise des dernières années. Le conflit mérite donc une analyse pour dégager les leçons qui pourraient être utiles à d’autres groupes de salariéEs.   »


Une victoire syndicale, mais sans doute un peu plus que cela

Ou « el pueblo unido jamas sera vencido! »

Pierre Jasmin, Professeur de musique (ex-gréviste) à l’UQAM

Une version légèrement modifiée de ce texte est paru le 30 avril 2009 dans L’Aut’Journal

Régnaient 1- de malsaines fermetures de programmes à cause d’un plan facultaire institutionnel téléguidé par une direction autoritaire mue par l’obsession de « rationnaliser » 2- des professeurs démotivés se sentant fragilisés suite à la signature machiavélique par la direction d’une convention des chargéEs de cours assurant plus de 60 % de l’enseignement 3- un conseil d’administration piloté par une Isabelle Hudon soucieuse de transformer son mandat en celui d’une chambre de commerce avec « clientèle étudiante » et programmes « rentables » pour soi-disant sortir l’université du marasme pourtant dû à des aventures immobilières néolibérales inspirées des PPP.   »


Un modèle syndical à réformer, vraiment?

Sid Ahmed SOUSSI, sociologue du travail et du syndicalisme, professeur, département de sociologie, UQAM.

Une version modifiée de ce texte est parue dans Le Devoir du 23 mars 2009

À la Suite des révélations concernant les dépenses réclamées par l'ex-directeur de la FTQ Construction, le nombre de réprobations stigmatisant le comportement pour le moins scandaleux de ce dernier ne cesse d'augmenter, dans les milieux syndicaux comme ailleurs.   »

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