Monsieur François Legault : Merci
Le 31 janvier 2002 - Par la voix de sa présidente, Madame Arpi Hamalian, la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU), tient à reconnaître le travail réalisé par M. François Legault à titre de Ministre de l’Éducation au cours des trois dernières années et à le féliciter à l’occasion de sa nomination au poste de Ministre d’État à la Santé et aux Services Sociaux.
Parmi les réalisations de M. Legault dans le domaine de l’éducation, nous tenons à souligner :
La FQPPU tient à rappeler à la nouvelle équipe dirigée par M. Legault, que la Santé, comme l ‘Éducation, doit demeurer un service public dont le financement relève principalement de l’État. Nous souhaitons que le ministre Legault continue à défendre les valeurs d’équité, d’accessibilité et de respect des instances et des démarches démocratiques dans son nouveau poste. Madame Hamalian rappelle que les professeurs d’université ne sont pas de simples observateurs de la scène politique québécoise et qu’ils ne sont pas des témoins passifs des difficultés qu’éprouvent les citoyennes et citoyens pour accéder aux services de qualité en Santé, comme en Éducation. La FQPPU sera au rendez-vous pour contribuer activement aux consultations nécessaires dans le domaine de la Santé et des Services sociaux.
Bonjour monsieur le Professeur, bienvenue Monsieur le Ministre Sylvain Simard
La FQPPU voit dans le choix d’un professeur à titre de ministre d’État à l’Éducation et à l’Emploi un geste symbolique de valorisation et de reconnaissance du métier de professeur en général et du métier de professeur d’université en particulier. La FQPPU salue cette décision du Premier Ministre, M. Bernard Landry, et elle souhaite la bienvenue à M. Sylvain Simard ainsi qu’à Madame Agnès Maltais, ministre déléguée à l’Emploi.
La FQPPU veut profiter de l’entrée en fonction du nouveau ministre à l’Éducation et à l’Emploi pour rappeler que le financement des universités incombe à l’État québécois et qu’il ne s’accommode pas d’un modèle basé sur les entreprises privées. « Autant un financement gouvernemental adéquat est-il nécessaire, autant il nous apparaît fondamental de réaffirmer que ce financement doit être attribué dans le respect le plus strict de l’autonomie universitaire et des critères de qualité de l’Éducation que les universités doivent tout faire pour préserver » déclare Madame Hamalian.
Au nom de la FQPPU, Madame Hamalian souhaite poursuivre et intensifier les rapports de collaboration et de coordination auprès du ministre Simard et de son équipe. Ces vœux s’adressent aussi à Madame Marois, ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie et à la secrétaire d’État à la Recherche, à la Science et à la Technologie, Madame Solange Charest. À leur intention, la présidente affirme : « Un réinvestissement dans la recherche universitaire québécoise sans contrainte de ciblage particulier doit être assuré immédiatement pour permettre aux universités de conserver leur indépendance de pensée et d’exécuter leur devoir de critique; pour maintenir dans la société québécoise les possibilités de la recherche libre et fondamentale que seule l’Université peut garantir et pour préserver l’autonomie nécessaire aux universités dans la réalisation de leur mission d’éducation et de recherche ».
En matière d’enseignement, de recherche et de services aux collectivités, Madame Hamalian rappelle que l’Université apporte une contribution au développement économique, social, culturel et démocratique de la société par l’ensemble des retombées multiples et souvent indirectes que procure la formation supérieure à l’égard d’un nombre de plus en plus grand de citoyennes et de citoyens, et non par la seule réponse aux commandes du marché. « Et c’est dans la mesure où les institutions d’enseignement supérieur sont libres de s’acquitter de leur mandat et où elles ont les moyens de le faire qu’elles peuvent le mieux servir les intérêts collectifs, y inclus ceux reliés à l’économie et au travail » conclut la présidente de la FQPPU.
Encore une fois, la FQPPU, qui regroupe 20 syndicats et associations rassemblant environ 8 000 professeures et professeurs des universités québécoises, s’engage à être au rendez-vous pour contribuer activement aux consultations nécessaires dans le domaine de l’Éducation.