vol. 3 no 1
• ÊTRE PROFESSEURE, PROFESSEUR: TOUTE UNE RESPONSABILITÉ!
o Pistes de réflexion sur la responsabilité de prof d’université : de quoi suis-je responsable au juste ?
o Vocation : professeur universitaire. La famille comme rempart au « publish or perish »
o Éthique et travail professoral
• À QUI « APPARTIENT » L’UNIVERSITÉ ?
• RECHERCHE UNIVERSITAIRE – BILAN ET PERSPECTIVES
• ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : ENJEUX ET ALLIANCES EN AMÉRIQUE DU NORD
o Building Alliances for Higher Education - une conférence conjointe de NEA-AFT
o Rencontre de représentants des organisations syndicales nord-américaines
o Vaste enquête sur le corps professoral québécois
o Financement des universités
o Organisation et gestion universitaires
Plusieurs raisons motivent cette initiative d'alimenter une réflexion sur les responsabilités professorales. En dépit du rôle crucial que les professeures et professeurs d'université jouent dans le développement et la transmission des connaissances et malgré leurs multiples contributions comme spécialistes dans divers domaines de la vie en société, leurs fonctions sont mal connues. En outre, rarement les professeures et professeurs se donnent-ils l'occasion de réfléchir collectivement sur leurs responsabilités professionnelles.
Afin de fournir aux professeures et professeurs l'occasion de partager leurs réflexions sur les divers aspects de leurs responsabilités, la FQPPU a ouvert sur son site un espace d'information et d'échanges. Elle souhaite ainsi regrouper des textes - réflexions, opinions, analyses, témoignages - permettant de mieux saisir l'état de la question au regard du rôle et des responsabilités assumés par le corps professoral des universités au Québec et ailleurs. Les intéressés peuvent faire parvenir leurs textes.
Quelques collègues ont déjà répondu à l'appel. Nous présentons ici un bref aperçu de leur intervention. Vous trouverez leur texte intégral sur notre site.
Inspirée par ses valeurs et ses expériences, Jocelyne Labrèche propose une réflexion sur la responsabilité professorale. Elle relate son parcours depuis son entrée en fonction, il y a 27 ans, alors que les conditions étaient certes différentes, mais perçues comme fort exigeantes et surtout associées à des responsabilités à assumer. Puisque l’exercice de la tâche professorale se faisait en contexte de grande autonomie, l’apprentissage des responsabilités - « celles qui me reviennent », dit-elle - constituait le premier défi. Concrètement, il s’agissait de donner aux étudiantes et étudiants de même qu'à la collectivité les services attendus, mais dont la concrétisation relevait d’une responsabilité partagée. En ponctuant sa réflexion d’exemples concrets principalement tirés de ses tâches d’enseignement et d’administration pédagogique, la collègue Labrèche nous amène à comprendre que ce partage des responsabilités, difficile à circonscrire, change tout au long de la vie professorale et prend forme dans les pratiques au quotidien. En somme, les responsabilités professorales, liées au domaine des savoirs, font partie de la « roue de la connaissance à préserver, à transmettre et à développer ».
Le collègue Courcy nous livre un témoignage éclairant sur sa vie quotidienne de professeur. Alignant les exemples qui illustrent la méconnaissance du travail professoral et des attentes qui accompagnent l’arrivée du nouveau professeur à l’université, il nous introduit aux dilemmes que tout nouveau professeur doit résoudre afin d’identifier ce qui relève de sa tâche. Heureux papa, Courcy trouve dans sa vie familiale ce qu’il nomme son rempart, son antidote contre l’anxiété et le mot d’ordre publish or perish. Il nous présente ici le making of du héros ordinaire qui a choisi la vocation de professeur universitaire.
En 1997, la FQPPU adoptait son énoncé de politique «L'Éthique en milieu universitaire». Cet énoncé précisait qu'œuvrer en milieu universitaire entraîne des responsabilités et que celles-ci sont nécessairement partagées. Il reconnaissait l'importance de la liberté académique et la nécessité de participer aux diverses instances, collégiales et décisionnelles, scientifiques et syndicales. Une décennie plus tard, le mot éthique est sur toutes les lèvres mais qu'en est-il de la situation dans les universités? Parmi les actions entreprises par la Fédération afin de préciser en quoi consiste l'exercice de comportements éthiques à l'université, notons celles qui touchent la recherche et le harcèlement sexuel et psychologique. Y a-t-il matière à revoir les positions de la FQPPU?
L'Internationale de l'Éducation (IE) adoptait en 2001 sa « Déclaration sur l’éthique professionnelle ». Cette déclaration énonçait les engagements individuels et collectifs des personnels de tous les cycles d'études envers l'éducation et l'ensemble de la société, envers les étudiantes et étudiants, les collègues, le personnel administratif, les parents ainsi que les engagements de la communauté envers les enseignantes et enseignants.
L'UNESCO adoptait en 2005 la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l'homme. abordant les « questions d'éthique posées par la médecine, les sciences de la vie et les technologies », cette déclaration s'adresse d'abord aux États et aux individus ainsi qu'aux organismes, communautés, institutions et sociétés, publiques et privées. Elle propose quinze (15) principes qui touchent directement les décisions en matière de politiques et en matière de recherche. Les universités ne sont nulle part mentionnées dans la déclaration alors que la responsabilité de l'éducation, de la formation des professionnels dans ces domaines et de la recherche en matière de bioéthique retombe en partie sur les établissements universitaires et sur les professeures et professeurs.
Sur le thème de la technologie et de l'ingénierie, le site « dialogues, propositions, histoires pour une citoyenneté mondiale » (DPH) donne accès à des témoignages et à des fiches d'analyse et de lecture qui portent sur « philosophie, éthique et pédagogie ». Le Centre Éthique, Technique & Société de l'Institut Catholique des Arts et Métiers de Lille (France) nous convie à une réflexion philosophique sur la formation et le rôle des ingénieurs de même que sur l'évolution de leurs responsabilités dans le contexte d'une société en transformation. Plusieurs thèmes reliés de près à l'éthique dans des domaines clés de l'activité humaine y sont également abordés.
Dix (10) principes pour l'exercice des responsabilités humaines peuvent inspirer la formulation des responsabilités des professeures et professeurs d'université et de tout autre groupe engagé dans une réflexion collective à ce sujet. L'Alliance citoyenne pour une Charte des responsabilités humaines propose des principes pouvant se décliner de manière particulière selon les champs d'action ou les domaines de la vie en société. Prétexte pour en parler, le texte en élaboration - pré-texte d'une Charte des responsabilités humaines.
La FQPPU tient le 8 mai prochain à Québec son 3e colloque annuel dans le cadre de l'ACFAS sous le thème À qui « appartient » l'université?. Le savoir est devenu essentiel au progrès de la société - quel que soit le sens du mot progrès - et dans ce contexte l'université représente plus que jamais un acteur convoité pour le développement des connaissances. Il n’est donc pas étonnant que, depuis un peu plus d’une décennie, on ne sache plus à qui « appartient » l’institution universitaire : à l’État, qui édicte des politiques ? aux entreprises, qui convoitent la commercialisation des connaissances ? aux Conseils d’administration ? aux étudiants, de plus en plus vus comme des clients ? aux chargés de cours, qui donnent la moitié des cours ? aux professeurs, qui sont au cœur de l’enseignement et de la recherche ? à la « société », qui est son principal pourvoyeur de fonds ? La FQPPU invite celles et ceux qui s'inquiètent de l'avenir de l'institution universitaire à venir débattre de cette importante question.
Le 18 janvier, la FQPPU tenait un Séminaire sur la recherche universitaire - Bilan et perspectives. Elle avait invité cinq personnes-ressources - Mesdames Isabelle Dostaler (Université Concordia), Marie-Élise Parent (INRS-Institut Armand-Frappier), Louise Vandelac (UQAM) et messieurs Claude Côté (Association des chercheurs(es) professionnels(les) du Québec) et Normand Mousseau (Université de Montréal) - à présenter leur réflexion sur le sujet afin de lancer les débats. Le séminaire, qui a réuni 23 participants, avait comme objectifs d’échanger sur l’état actuel de la recherche, sur ses orientations futures et de jeter les bases d’un éventuel groupe de travail sur ce thème qui revêt une importance capitale pour le corps professoral et la FQPPU.
Les échanges ont mis en évidence la complexité du sujet et l'abondance de la matière à discussion. À preuve, la journée n'a pas suffi à faire le tour de la question. Cependant les échanges nourris ont permis au Comité exécutif de confirmer plusieurs analyses et hypothèses, et d'identifier des pistes de travail, dont certaines sont déjà mises en œuvre. Au nombre des principes d'action réaffirmés par les participantes et les participants, notons la nécessité :
• d'affirmer et de défendre la spécificité de la recherche universitaire, notamment l'incompatibilité entre la recherche publique et les intérêts immédiats des entreprises;
• d'affirmer le lien entre l’enseignement et la recherche et d'assurer une plus grande stabilité à la base du système, notamment en mettant fin au financement «schizophrène» des missions universitaires;
• d'effectuer des études et analyses afin de mieux connaître la situation en recueillant des données quantitatives et des témoignages individuels.
Un enjeu politique a tout particulièrement retenu l'attention. Il concerne l'avenir de la recherche publique et peut se résumer par la question suivante : Qui a la compétence (1) de prendre des décisions afin d’orienter la recherche ?; (2) de reconnaître les recherches susceptibles d'être porteuses d'innovations et leurs éventuelles retombées commerciales ?; et (3) de distinguer les courants porteurs en sciences humaines et sociales ?
Le compte rendu est disponible pour les membres de la FQPPU sur son site.
Le 8 février dernier, la FQPPU invitait des professeures à participer à une session de travail sur les femmes et les universités. Elles étaient dix à partager leurs analyses et constats quant à la situation actuelle des femmes en milieu universitaire. Trois thèmes ont particulièrement retenu l'attention : la représentativité des femmes aux instances décisionnelles des universités, la conciliation entre le travail, la vie familiale et la vie personnelle, ainsi que l'équité salariale.
Si les participantes reconnaissent le chemin parcouru par les femmes qui sont désormais majoritaires parmi les étudiants des premier et deuxième cycles, elles ont constaté que l'atteinte de l'égalité dans tous les domaines et à tous les niveaux demeurent un réel défi. La compétition tout azimut fortement installée dans les universités rend plus que jamais nécessaire une très grande vigilance afin d'éviter que les avancées des femmes ne se heurtent à un backlash. Les participantes ont souhaité que la FQPPU contribue à recréer des réseaux de solidarité, formels et informels, entre les professeures, à améliorer les mécanismes d'accueil des nouvelles professeures, à accorder priorité au dossier de la conciliation travail-famille et à s'intéresser aux nouvelles formes d'iniquités salariales en pleine recrudescence. Un communiqué L’université québécoise a appris ses leçons, mais doit poursuivre ses devoirs a été émis à l'occasion de la Journée internationale des femmes.
Le compte rendu est disponible pour les membres de la FQPPU sur son site.
La secrétaire de la FQPPU, Françoise Naudillon, a participé à la 52e session de la Commission sur le statut de la femme des Nations-Unies. Avec une participation record, notamment de représentants syndicaux, c'est sans surprise que cette rencontre a réitéré l'urgence d'un réel accès des femmes et des filles à l'éducation à travers le monde. Parmi les autres thèmes discutés, notons celui des objectifs de développement du Millénaire - dont personne n'attend plus la réalisation compte tenu des investissements largement insuffisants - et de l'accès pour les femmes à un travail décent. À ce sujet, les représentants du mouvement syndical se sont aussi entendus sur la pertinence de développer un programme syndical en faveur d'un travail décent d'ici la Conférence sur le financement pour le développement qui aura lieu à Doha à la fin de l'année 2008. On peut lire le compte rendu sur le site de la FQPPU.
Du 28 au 30 mars dernier, la présidente de la FQPPU participait à la Conférence Building Alliances for Higher Education organisée conjointement par les deux principales organisations syndicales du milieu de l’éducation aux États-Unis, National Education Association (NEA) et American Federation of Teachers (AFT). Sept-cent cinquante (750) personnes prenaient part à cette conférence qui constitue une occasion privilégiée pour les représentants des syndicats de professeures et professeurs de l’enseignement supérieur d’échanger sur les principaux enjeux qui concernent les universités et les collèges, l’accès aux études supérieures et les conditions de travail de l’ensemble du personnel académique. Plusieurs ateliers portaient sur les conséquences du sous-financement des établissements et la nécessité de développer des alliances afin de remédier aux problèmes fondamentaux qui affectent la qualité des prestations universitaires. Parmi les sujets les plus chaudement discutés, il faut noter ceux de la précarité dans l’emploi des professeures et professeurs, la liberté académique et la détérioration des conditions du travail et d’études dans les universités et collèges, de même que la représentation (lobbyisme) auprès des administrations publiques et des partis politiques.
Parmi les nombreuses sessions à l’ordre du jour, les organisateurs avaient programmé Higher Education Across Borders : A Discussion of Accountability and Contingency with Colleagues from Canada. Lors de la session sont intervenus pour le Québec Marie Blais de la FNEEQ-CSN, Diane Charlebois de la CSQ et Cécile Sabourin de la FQPPU, pour le Canada Greg Allain de l’ACPPU et, pour les États-Unis, Theresa Montano de NEA et Sandra Schroeder de AFT. Ce fut l’occasion de présenter différents aspects de la conjoncture telle qu’elle se présente au Québec, dans le reste du Canada et aux États-Unis. Tant au Canada, qu’aux États-Unis, l’enseignement supérieur relève au plan constitutionnel de juridictions autres que fédérales, à savoir les provinces et les états membres. Il en résulte une diversité et de législations, et de mécanismes de financement de même que d’importantes disparités à travers chacun des pays. Toutefois, certaines tendances se manifestent partout, notamment la décroissance des budgets publics dédiés au fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur. Les écarts dans cette décroissance expliquent probablement la présence de disparités non négligeables, parfois substantielles, en ce qui concerne les frais imposés aux étudiantes et étudiants, la précarité d’emploi et les conditions de travail dans leur ensemble. En dépit de la courte durée de la session, les questions et échanges ont montré que les thèmes abordés par chaque conférencière, conférencier – gouvernance, précarité d'emploi, inquiétudes relatives à l’instauration de tests standardisés, conception réductrice de la reddition de comptes – faisaient écho à des préoccupations présentes dans les milieux de travail des participantes et participants.
Une troisième réunion des organisations syndicales nord-américaines suivait la Conférence. Outre l’échange d’information sur nos préoccupations respectives, cette réunion fut l’occasion de convenir que des actions communes pourraient être nécessaires afin de contrer la menace la plus immédiate pour les réseaux universitaires, à savoir l’expérimentation par l’OCDE de tests standardisés relatifs aux apprentissages réalisés aux études supérieures (généralement connus comme PISA pour l’enseignement supérieur). Des actions concertées seront entreprises afin d’exprimer conjointement avec nos partenaires états-uniens, NEA et AFT, les réserves que la FQPPU, la FNEEQ et l’ACPPU ont déjà transmises à ce sujet aux ministres de l’éducation du Canada, entre autres via le Conseil des ministres de l’éducation du Canada. En outre, les travaux du comité de travail de l’Internationale de l’Éducation sur les PPP ont été discutés. La prochaine réunion aura lieu à Montréal le 8 novembre 2008.
La FQPPU mène présentement un sondage par questionnaire en ligne auprès de l'ensemble du corps professoral des universités québécoises. Son principal objectif est de décrire la situation d’emploi du corps professoral universitaire et de mieux connaître le degré de satisfaction au travail dans l’ensemble des universités au Québec. Cette initiative d'une enquête quantitative émane des différents travaux de recherche et d’animation effectués depuis trois ans sur le renouvellement du corps professoral. La recherche qualitative sur l’insertion professionnelle des recrues en milieu universitaire et le colloque tenu en mars 2007 sur le renouvellement du corps professoral ont mis en évidence l’importance de sonder à plus grande échelle l’ensemble du corps professoral québécois. Ce questionnaire en ligne est administré par la firme de sondage SOM. Les résultats sont attendus au début de l'automne.
Des représentants du Comité sur le financement des universités (CFU) et la présidente de la FQPPU entreprennent une tournée des syndicats de professeures et professeurs d'université afin de présenter les résultats de la recherche menée par le CFU sur le financement universitaire et d'analyser, avec les représentants syndicaux, les données portant sur chacune des universités. Lancée le 12 mars à l'UQTR, la tournée s'est poursuivie avec des rencontres qui ont eu lieu à l'Université Concordia et à l'École Polytechnique, les 25 et 26 mars. Au cours du mois d'avril, les rencontres se dérouleront le 7 à l'UQAT, le 14 à l'UQAR et à la Téluq, le 15 à Québec à l'INRS, le 16 à l'Université Bishop's et à l'Université de Sherbrooke, le 17 à l'INRS-Montréal et à l'UQAM, le 18 à l'Université McGill, le 21 à l'UQAC et le 22 à l'UQO. Des présentations sont aussi organisées à l'intention des medias et des gestionnaires du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).
Rendus publics à la mi-mars, les principaux résultats et les analyses qui découlent de cette recherche seront publiés dans un rapport dont la sortie est prévue à la fin du mois d'avril. D'ici là, des rapports d'étape seront disponibles pour les membres sur le site de la FQPPU.
Depuis la dernière parution du Bulletin, la FQPPU a fait connaître sa position sur le sous-financement universitaire et la crise financière à l'UQAM de même que sur le budget du gouvernement québécois. À lire aussi : le journal du SGPUM L'Autre Forum a consacré son numéro de décembre 2007 au thème de « L'Argent et l'Université ».
Le Comité exécutif de la FQPPU demeure très sensible devant l'évolution de la situation au regard de l'organisation et de la gestion universitaires. Depuis la publication du Rapport de l'IGOPP, en octobre 2007, la FQPPU est intervenue de diverses manières afin de faire connaître le point de vue de ses membres sur les principes devant guider la gouvernance des universités. En outre, elle a fortement incité ses membres à s'exprimer dans le cadre de la consultation que la ministre Michelle Courchesne a menée auprès des présidents des conseils d'administration des universités québécoises afin d'obtenir leur réaction au Rapport.
La FQPPU a aussi collaboré avec la Table des partenaires universitaires, qui regroupe les organisations syndicales québécoises ayant des membres dans les universités, à la rédaction des principes qui devraient guider la gestion des universités en rappelant, entre autres énoncés, l'importance de sauvegarder la participation des professeures et professeurs et autres personnels aux diverses instances universitaires. La Déclaration sur la gouvernance universitaire a été diffusée le 28 février dernier.
Le SPUQ et les autres syndicats et associations étudiantes de l'UQAM se mobilisent afin de préserver l'intégrité de la mission de l'UQAM. Le SPUQ a aussi réagi au Plan de redressement proposé par la firme PricewaterhouseCoopers au début du mois de mars en rejetant les coupures massives qui, ne réglant en rien la crise financière, auraient entraîné une détérioration majeure des conditions de travail, d'enseignement et d'études. Il revendique une intervention décisive de la part du gouvernement du Québec afin de rétablir des conditions satisfaisantes pour l'UQAM.
Plusieurs syndicats ont soit renouvelé leur convention collective ou conclu une entente de principe. Le SPUQAT et le SPUQO sont parvenus à des ententes dans le cadre de négociations relativement harmonieuses. Dans un climat de négociations très tendu, le SPPUQTR a dû recourir à la grève et subir des journées de lockout avant de conclure une entente en présence de la conciliatrice. L'assemblée générale s'est prononcée sur le projet le 4 avril.
• Pierre Cossette, L'inconduite en recherche, PUQ, 2007
• James E. Côté and Anton L. Allahar, Ivory Tower Blues, University of Toronto Press, 2007
• Free Speech in Fearful Times, publié sous la direction de James L. Turk et Allan Manson, James Lorimer and Company Lltd, 2007
Extrait du compte rendu de Roger de la Garde (texte intégral) (disponible en anglais seulement)
Cohérent, bien dosé, multidimensionnel et diversifié, cet ouvrage constitue une alerte à de vrais enjeux. Comme le soulignent plusieurs des collaborateurs, les professeurs peuvent (et doivent) « utiliser leurs libertés et privilèges pour jouer un rôle important dans la préservation du respect des libertés et droits humains » (p. 161). Free Speech in Fearful Times lance aux professeurs le défi direct et obligatoire, de « convaincre le public […] qu’une menace à la liberté académique représente aussi une menace au bien-être et à la prospérité » (p. 163) de toutes les nations. Cet ouvrage attire l’attention sur les effets souvent directs qu’ont les politiques et les lois en matière de lutte au terrorisme sur des activités que les professeurs et les chercheurs, souvent par mégarde, ne considèrent pas comme relevant de leurs responsabilités. Si j’avais à recommander des chapitres précis pour aider à comprendre la complexité de cet enjeu sur la liberté académique, je choisirais le chapitre 8 (« Academic freedom on American campuses in troubled times » de Jonathan R. Cole), pour mesurer l’étendue de l’impact des politiques et lois antiterroristes sur les libertés académiques et civiles. J’ajouterai aussi les chapitres 9 (« Academic freedom after September 11 : Where are we now in the US? » de Robert M. O’Neil) et 10 (« Academic freedom in Australia in an Age of terror » de Jenny Jocking). Pour un aperçu sur l’extraction de données que permettent les technologies « effrayantes de puissance » de sondage et de surveillance de masse, il faut consulter le chapitre 14 de Maureen Webb (« Academic freedom and the new infrastructure for mass, globalized surveillance »).