Bulletin de la FQPPU - Vol. 4 no 2
o Avez-vous signé la pétition ?
o Mobilisation des profs
o Attaque scandaleuse du gouvernement Harper
o Sciences et démocratie : un premier forum mondial
• FEMMES ET SCIENCES À L’UNIVERSITÉ : AVANT LE COLLOQUE, UN SONDAGE
o Appel aux femmes professeures
o Rendez-vous à Ottawa le 14 mai
• L’ÉDUCATION EN RÉGION ÉLOIGNÉE : UNE RESPONSABILITÉ COLLECTIVE - CSE
• RECOLLER LES MORCEAUX – dans les nouveautés printemps de Canal Savoir
• NÉGOCIATIONS DE CONVENTION COLLECTIVE POUR NOS MEMBRES
• UN NOUVEAU COMITÉ EXÉCUTIF SERA EN POSTE À COMPTER DU 1ER JUIN
o et un très merci à celle et celui qui partiront bientôt
Avez-vous signé la pétition?
La ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, l’a confirmé lors d’une rencontre en mars avec le Comité exécutif de la FQPPU, elle redéposera ce printemps un projet de loi sur la gouvernance universitaire. Profondément convaincue, à l’instar de tous ses syndicats membres, que ce n’est pas d’une intervention à la pièce dont les universités québécoises ont besoin, la FQPPU lançait il y a quelques jours une pétition pour dire Non à une loi et pour réitérer l’importance de tenir de toute urgence des États généraux.
Oui à des États généraux sur l’université québécoise car devant les nombreuses dérives (pas seulement immobilières) qui en menacent la survie, il faut au plus tôt réunir les acteurs institutionnels, politiques et la société civile afin de freiner la dégradation et déterminer ensemble quelle université nous voulons pour le Québec.
Si ce n’est déjà fait, nous espérons que vous souhaiterez ajouter votre nom aux signataires de la pétition. Pour que notre voix porte, il faut être nombreuses et nombreux à poser ce geste.
Mobilisation des profs
Depuis la fin février, les professeures et professeurs ont répondu en nombre à l’appel de leur syndicat ou de l’intersyndicale des personnels de leur université à manifester une vive opposition à toute loi sur la gouvernance universitaire. Dans plusieurs régions, les médias et les députés ont été sensibilisés aux effets néfastes d’une loi qui viendrait accentuer la mainmise du secteur privé sur l’institution universitaire en accordant une place prépondérante aux membres externes dans les instances décisionnelles et en réduisant les voix des milieux académiques.
Le macaron conçu par le Syndicat des professeures et professeurs de l’Université de Sherbrooke a été adopté d’emblée par l’ensemble des syndicats membres de la FQPPU pour véhiculer l’opposition du corps professoral. Pour plus de détails sur les initiatives menées sur ce dossier, on peut consulter la section « Actions de nos syndicats ».
RECHERCHE
Attaque scandaleuse du gouvernement Harper
Avec son dernier budget, le gouvernement canadien a montré sa véritable incompréhension de l’importance de la recherche comme assise du développement de la société. En sabrant de manière drastique dans les budgets attribués aux organismes subventionnaires de même qu’en accroissant le ciblage en fonction des intérêts économiques, il assène un dur coup aux professeurs et chercheurs et aux universités. À l’instar de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université dans son Bulletin de mars, la FQPPU considère que la situation est plus qu’inquiétante. Elle s’est d’ailleurs manifestée directement auprès des membres du conseil d’administration du CRSH afin de dénoncer leur application aussi diligente du nouveau critère. « Jusqu’où ira le ciblage, nouvelle forme de censure par obligation ? » leur a-t-on demandé. D’autre part, notre vice-président aux affaires externes, Pierre Hébert, en traite dans sa dernière lettre ouverte que nous vous invitons à lire.
Et comme autre proposition, on ne peut plus pertinente, de lecture sur ces questions, signalons l’ouvrage de la professeure Andrée Lajoie que vient de publier Liber et dont le lancement s’est fait lors de notre Conseil fédéral de février : Vive la recherche libre ! Madame Lajoie y trace l’évolution des subventions publiques à la recherche en sciences humaines et sociales et montre comment la part allouée à la recherche libre a été sans cesse réduite au fil des ans, par opposition à celles consenties à la recherche concertée et à la recherche ciblée. Une protestation contre le fonctionnement actuel du financement de la recherche et un plaidoyer pour qu’on rende au travail universitaire sa liberté et sa créativité.
Sciences et démocratie: un premier forum mondial
La FQPPU poursuit ses efforts afin de dénoncer la situation d’une recherche universitaire toujours davantage dirigée par des politiques de financement qui lui enlèvent les moyens de son autonomie. Outre de diffuser des textes et d’intervenir publiquement, la FQPPU collabore à la mise sur pied du réseau Sciences et démocratie visant à regrouper un noyau (d’organisations et de scientifiques) inquiets du dérapage dans le financement de la recherche publique et l’appropriation privée des fruits de la recherche. Un premier Forum mondial Sciences et démocratie s’est tenu fin janvier à Belém, en marge du Forum social mondial. La présidente de la FQPPU, Cécile Sabourin, y faisait une présentation. Elle a également rédigé une synthèse des échanges auxquels elle a pu assister et qui ont mené à une Déclaration finale.
FEMMES ET SCIENCES À L’UNIVERSITÉ : AVANT LE COLLOQUE, UN SONDAGE
Appel aux femmes professeures
Dans le cadre de la préparation de son colloque au congrès de l’Acfas, la FQPPU lançera vers la mi-avril une requête aux femmes professeures afin de mieux documenter leur situation spécifique. Après la vaste enquête du printemps dernier qui avait touché l’ensemble du corps professoral universitaire du Québec, il s’agit cette fois-ci d’un court questionnaire visant à recueillir la perception des professeures sur des thèmes comme l’embauche et la promotion des femmes, la maternité, la conciliation travail-famille-vie personnelle (accès aux congés de maternité ou parentaux, aux services de garde) et les moyens d’accroître le recrutement et la rétention de femmes particulièrement dans les départements de sciences pures ou appliquées. Merci à toutes de porter attention à cette demande lorsqu’elle vous parviendra par courriel et de réserver le plus vite possible quelques minutes pour le compléter. Notre vice-président aux affaires internes, Denis Bélisle, doit présenter les résultats préliminaires de ce sondage au colloque de mai et le nombre de répondantes est évidemment un facteur essentiel.
Rendez-vous à Ottawa
C’est le jeudi 14 mai prochain, à l’Université d’Ottawa dans le cadre du 77e Congrès de l’Acfas qu’aura lieu le colloque Femmes et sciences à l’université. Nous vous invitons à en consulter dès maintenant le programme détaillé et à mettre cette proposition à votre agenda. Des communications prometteuses sont au menu : « L’incompatibilité des genres : un problème de perceptions et de valeurs » par Carole Beaulieu (Université de Sherbrooke); « Polytechnique, bastion masculin ? » par les quatre titulaires de la Chaire Marianne-Mareschal - Suzanne Lacroix, Nathalie de Marcellis-Warin, Diane Riopel, Annie Ross; « La situation des femmes dans la carrière professorale au Québec » par Mélanie Belzile, avec la collaboration de Frédéric Deschenaux (UQAR); « Femmes universitaires : épistémologie, interdisciplinarité, transdisciplinarité » par Louise Vandelac (UQAM); « Est-il plus difficile d’être une femme prof qu’une jeune prof ? » par Audrey Moores (Université McGill) et tel que mentionné plus tôt, « Sondage Femmes et sciences : une analyse préliminaire » par Denis Bélisle (Université de Sherbrooke).
L’ÉDUCATION EN RÉGION ÉLOIGNÉE : UNE RESPONSABILITÉ COLLECTIVE - CSE
Le Conseil supérieur de l’éducation publie un rapport sur l’état et les besoins de l’éducation pour tous les cycles d’études dans les régions dites éloignées du Québec. Ce rapport fait une présentation exhaustive de la situation sociodémographique, énumère les défis entourant l’offre aux populations des services éducatifs auxquels elles ont droit et souligne les efforts substantiels des intervenants concernés afin de répondre aux attentes. Il se termine par l’énoncé de quatre orientations que le Conseil propose afin de favoriser le développement éducatif des personnes et de leurs communautés.
Pour les universités, plusieurs défis demeurent en dépit des accomplissements déjà réalisés. Particulièrement en ce qui concerne l’accessibilité aux études, le soutien à l’intégration des étudiantes et étudiants et le taux d’obtention des diplômes, dans certaines régions et établissements universitaires. Le Conseil rappelle les trois missions fondamentales des universités de même que les responsabilités respectives des ministères, organismes et des autres acteurs afin que les établissements puissent jouer pleinement leur rôle, spécialement en régions éloignées.
Le rapport rappelle en conclusion que l’éducation est un droit pour tous, non seulement en ce qui concerne l’école obligatoire mais aussi « dans la perspective de donner à chaque personne la possibilité d’atteindre les plus hauts niveaux de scolarisation et de qualification», y compris pour les adultes qui font un retour aux études. Les défis de l’éloignement géographique, de la dispersion de populations relativement faibles sur de vastes territoires nécessitent donc pour être relevés une participation des communautés qui d’ailleurs attendent du système d’éducation des contributions significatives à leur développement global, de même qu’une plus grande cohérence dans les interventions des différents ministères et organismes gouvernementaux.
L’UNIVERSITÉ QUÉBÉCOISE – RECOLLER LES MORCEAUX – À CANAL SAVOIR À COMPTER DU 13 AVRIL
La production vidéo sur le métier de prof. et l’évolution de l’université québécoise réalisée pour le compte de la FQPPU par Caroline Martel des productions artifact trouve place dans les nouveautés de la programmation printemps de Canal Savoir. Recoller les morceaux sera inséré à l’horaire à compter du 13 avril, à raison de trois passages en moyenne par semaine jusqu’au vendredi 10 juillet 2009, tout comme la longue entrevue de Guy Rocher Du rapport Parent à aujourd’hui dont la diffusion a déjà été amorcée. Signalons que la bande-annonce a régulièrement été présentée tout l’hiver ainsi que d’autres extraits plus courts de notre DVD.
NÉGOCIATIONS DE CONVENTION COLLECTIVE POUR NOS MEMBRES
Les professeures et professeurs de l’UQAM ont déjà tenu plusieurs journées de grève dans l’espoir de faire débloquer les négociations visant le renouvellement de leur convention collective échue depuis le 31 mai 2007. Dans le contexte difficile que l’on sait, elles et ils livrent bataille avec les maîtres de langue qui sont sans contrat depuis le 31 mai 2008. Des étudiantes et étudiants, employées et employés de soutien, personnes chargées de cours et auxiliaires d’enseignement de l’UQAM ont manifesté leur solidarité avec les membres du SPUQ, lesquels ont voté à 91 % le 27 mars, puis de nouveau à 91 % le 6 avril, pour la poursuite de la grève jusqu’au 14 avril à moins qu’un règlement ou une avancée significative n’intervienne d’ici là.
Du côté de l’Université du Québec à Rimouski, les négociations s’amorcent entre l’administration et le Syndicat des professeurs et des professeures (SPPUQAR) pour le renouvellement du contrat collectif échu depuis le 15 janvier 2009.
CUFA, l’Association des professeurs de l’Université Concordia, a finalement conclu au début du mois de mars une entente de principe pour le renouvellement jusqu’en 2012 de la convention collective échue depuis le 1er juin 2007.
Cas à part dans un paysage où les négociations sont généralement très ardues, le SPPUQAC (Syndicat des professeures et professeurs de l'Université du Québec à Chicoutimi) concluait en mai 2008, un an avant l’échéance, une entente pour le renouvellement de la convention collective jusqu’au 31 mai 2014.
UN NOUVEAU COMITÉ EXÉCUTIF SERA EN POSTE À COMPTER DU 1ER JUIN
Lors du Conseil fédéral de février, les déléguées et délégués ont procédé à l’élection du prochain Comité exécutif de la FQPPU qui sera en fonction du 1er juin 2009 au 31 mai 2011. Trois des membres sortants ont valeureusement accepté de reprendre un mandat : Sylvain Beaudry (SPPUQTR) comme secrétaire-trésorier, Françoise Naudillon (CUFA) à titre de conseillère et Denis Bélisle (SPPUS) en tant que vice-président. C’est à Max Roy, professeur d’études littéraires à l’UQAM que reviendra dans quelques semaines la présidence de la FQPPU et Jean-François Boutin (SPPUQAR) se joindra aussi au Comité exécutif au poste de conseiller. Félicitations et meilleurs vœux à ce nouveau Comité exécutif qui, fait à signaler, sera à effectifs complets dès le début de son mandat.
Et un très grand merci à celle et celui qui quitteront bientôt leurs fonctions
Merci de tout cœur à Cécile Sabourin qui aura consacré dix ans au Comité exécutif de la FQPPU où elle avait été élue pour la première fois au printemps 1999. En mai 2005, à un moment particulièrement critique, elle accepte de prendre la présidence de la Fédération. On lui doit, ainsi qu’à celles et ceux qui ont formé le Comité exécutif 2005-2007, la relance de la FQPPU sur des bases plus modestes mais solides et le rétablissement d’un climat stimulant et harmonieux au Conseil fédéral.
Nos remerciements vont aussi à Pierre Hébert qui a participé à la reconstruction de la FQPPU. Depuis son retour à l’automne 2006 – il était membre du Comité exécutif 2003-2005 – et tout au long de son troisième mandat il a contribué à articuler les positions de la FQPPU dans de nombreuses lettres ouvertes et convié le milieu universitaire d’ici et d’ailleurs à des colloques particulièrement inspirants.
Nous leur dirons donc aurevoir le 31 mai prochain mais aussi à bientôt dans l’espoir qu’il et elle voudront bien s’associer de nouveau à la Fédération pour faire avancer des dossiers ponctuels.