Le 25 avril 2007 - La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) s’inscrit en faux contre la décision de la nouvelle ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Madame Michelle Courchesne, de dégeler les droits de scolarité dès l’automne 2007. Dans une lettre qu’elle lui a adressée à l’occasion de sa nomination, la FQPPU lui rappelle que l’accessibilité aux études supérieures constitue une priorité pour le développement d’une société libre, démocratique et prospère et que seules des universités correctement subventionnées pour assumer leurs responsabilités pourront assurer à tous ceux et celles qui en ont les capacités et la volonté un accès réel aux études supérieures.
Une décision aussi cruciale que le dégel des droits de scolarité ne peut pas faire l’économie d’un débat public serein sur l’accessibilité aux études supérieures; un tel débat doit dépasser le seul point de vue financier et tenir compte de la globalité du financement des universités de même que de l’importance sociale de l’accessibilité aux études supérieures. En l’absence d’une compréhension plus systématique des coûts et des bénéfices qui sont associés à la poursuite des études et à l’obtention d’un diplôme, le dégel des droits de scolarité entraînera des conséquences irréparables pour celles et ceux qui aspirent à poursuivre des études universitaires.
En outre, la FQPPU s’objecte au choix effectué par le gouvernement de toujours orienter davantage l’attribution des fonds destinés à la recherche universitaire. Les programmes « ciblés » dictent aux professeurs et aux étudiants leurs priorités de travail, ce qui contribue à réduire la diversité des thèmes d’étude et de recherche et à nuire à la qualité de la formation universitaire. C’est ce que rappelait la FQPPU dans une lettre adressée à Monsieur Raymond Bachand, confirmé dans ses fonctions de ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation.