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Pour préserver sa mission, il faut délester l'UQAM de l'îlot Voyageur

Montréal, 15 juin 2007 - Réunis afin de faire le point sur la situation à l’UQAM, le Comité exécutif de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) et les présidentes et présidents des syndicats affiliés à la FQPPU ont exprimé leurs très vives inquiétudes quant aux décisions que l’on s’apprête à prendre afin de redresser la situation financière de l’UQAM. Le plan de redressement adopté par le Conseil d’administration s’attaque directement à la programmation académique et, de là, à la mission universitaire.

La FQPPU et ses membres revendiquent l’intégrité de la mission éducative des universités et l’autonomie nécessaire aux établissements afin que celles et ceux qui font l’université – les professeures, professeurs, le personnel académique et les étudiantes et étudiants - puissent travailler dans les meilleures conditions.

La spécificité de la mission de l’UQAM est fondée sur le lien effectif entre l’enseignement et la recherche, son contexte urbain, populaire et démocratique, son autonomie vis-à-vis de tout pouvoir extérieur et son engagement dans le service à la collectivité, posture nécessaire et attendue de l’intellectuel dans la société.

Or, les pratiques de concurrence et certaines attentes exprimées à leur endroit poussent les universités à s’engager dans des projets qui les détournent de leur mission. Celui de l’îlot Voyageur est présentement l’exemple le plus criant d’une décision entraînant l’UQAM à déroger à sa mission. Mais avant tout, dans le cas présent, il est clair que le sous-financement chronique est la principale cause de ces difficultés, cause à laquelle les problèmes immobiliers risquent de porter ombrage.

Jusqu’à présent, la question de l’îlot Voyageur n’a pas fait partie du plan de redressement. Mais, afin de permettre un débat plus sain sur la situation financière de même que des décisions plus justes, il faut davantage. C’est pourquoi la FQPPU et ses membres appuient la demande du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ) selon laquelle l’UQAM doit être libérée de la responsabilité de l’îlot Voyageur.

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