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Pour sortir de l'impasse budgétaire sur le financement des universités - La FQPPU demande la création d'un groupe de travail et un débat public

Montréal, le 24 mai 2007 - Une fois de plus, la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) est forcée de déplorer que le budget du gouvernement libéral déposé aujourd’hui ignore complètement le problème crucial du réinvestissement dans les universités.

Compte tenu du fait que le Québec dispose cette année d’importants revenus additionnels provenant de la réforme de la péréquation et de profits exceptionnels d’Hydro-Québec, on aurait pu s’attendre à ce qu’au moins une partie de ces revenus soit affectée au soulagement du déficit accumulé des universités et que le gouvernement annonce son intention de s’attaquer sérieusement au problème du rétablissement d’un financement adéquat des universités, comme il le fait à l’égard de la santé en mettant sur pied un groupe de travail sur son financement. Or, il a choisi une tout autre voie en consentant des réductions d’impôts de 950 millions de dollars en 2007-2008. Il verse, par ailleurs, 500 millions de dollars au Fonds des générations cette année et annonce qu’il ajoutera l’année prochaine 200 millions de dollars à ce Fonds.

Au nom d’une présumée amélioration de la situation des générations futures, le gouvernement prive l’enseignement supérieur d’investissements qui lui manquent dramatiquement et hypothèque par le fait même tant la génération actuelle que les générations futures. La FQPPU considère inacceptable que cette situation se répète d’année en année. Malgré le fait qu’une Commission parlementaire tenue en 2004 ait mobilisé d’énormes énergies, suscité de grands espoirs et mené au dépôt de quelque quatre-vingt-dix mémoires (90) faisant état d’un consensus de tous les secteurs de la société quant à la nécessité de réinvestir les sommes nécessaires dans l’enseignement supérieur, rien ne semble se profiler à l’horizon pour que soit mise en place une solution définitive à ce problème.

La FQPPU profite de ce budget pour alerter la population québécoise et réclamer de toute urgence la création, par le gouvernement, d’un groupe de travail qui fasse dans les plus brefs délais le bilan des études et propositions qui ont été produites dans la foulée des travaux de la Commission parlementaire de 2004. Le mandat de ce groupe de travail serait d’élaborer des propositions sur l’ensemble des questions relatives au financement et à l’organisation du système universitaire dans une perspective d’accès démocratique aux études supérieures. Il permettrait également de rechercher la voie d’un développement harmonieux du système, rompant avec le mode actuel fondé sur une concurrence irrationnelle et dilapidatrice de ressources. Le rapport d’un tel groupe de travail permettrait d’amorcer un débat public devenu indispensable.

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