Montréal, le 10 mars 2020 – La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) est satisfaite des investissements supplémentaires de 186 millions de dollars (5,9%) consentis au fonctionnement des universités pour l’année 2020-21 par le ministre des Finances, Éric Girard, dans son deuxième budget.

Les compressions faites dans les universités par le gouvernement précédent avaient affecté durement les conditions de travail et d’étude. Dans ce contexte, la FQPPU estime que la croissance annuelle moyenne prévue de 4,6% pour le portefeuille Éducation et Enseignement supérieur d’ici 2022-23 est une bonne nouvelle. Elle accueille aussi positivement les efforts de 300 millions de dollars d’ici 2024-25 pour améliorer la diplomation en enseignement supérieur. Elle invite néanmoins le législateur à réfléchir à la formule de répartition des sommes consenties aux universités pour éviter la concurrence induite par un financement basé presque exclusivement sur la fréquentation étudiante.

En ce qui a trait aux sommes consenties à la recherche universitaire, la FQPPU reste toutefois sur son appétit. En effet, malgré l’augmentation du corps professoral universitaire et des effectifs étudiants aux cycles supérieurs, puis en dépit de l’inflation, l’enveloppe consentie aux Fonds de recherche du Québec ne jouit d’aucune augmentation cette année.

Le développement de créneaux d’expertise en enseignement supérieur (150M$ d’ici 2024-25), la création de secteurs stratégiques dans les universités en région (10M$ d’ici 2024-25) et la bonification du crédit d’impôt pour renforcer la R-D sont des mesures susceptibles de stimuler l’innovation. Il est cependant nécessaire de prévoir des investissements équivalents en recherche fondamentale afin de ne pas créer un déséquilibre dans le financement de la recherche. La volonté affichée du gouvernement de renforcer les liens entre les entreprises et les universités devrait, selon la FQPPU, conduire ce dernier à renforcer la législation applicable au sujet de la liberté académique du personnel d’enseignement et de recherche. La Fédération fera prochainement des propositions au gouvernement en ce sens.

Enfin, la FQPPU se réjouit des investissements de 6,7 milliards de dollars sur six ans voués à la lutte aux changements climatiques et l’annonce du dépôt prochain d’une politique-cadre en cette matière. Les 473 millions de dollars prévus pour des projets en concertation avec le milieu municipal et scientifique sont également à saluer. Étant donné que l’enjeu des changements climatiques nécessite une action globale s’appuyant sur l’expertise scientifique d’une multitude de disciplines, la FQPPU est disposée à accompagner le ministre de l’Environnement, Benoît Charette, dans ses réflexions sur les meilleures façons de mettre à profit l’expertise de ses membres dans la lutte aux changements climatiques.

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Depuis 1991, la FQPPU est l’instance de concertation et de représentation du corps professoral québécois.

Renseignements :

Hans Poirier, FQPPU
514 843-5953 / 514 755-5858
www.fqppu.org
facebook.com/fqppu
@FQPPU


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