La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) redoute que tout le travail abattu au cours des derniers mois par les acteurs du milieu universitaire ne fasse les frais d’une élection imminente, mais elle entend rester vigilante et active pour que les chantiers consacrés à l’université produisent les résultats attendus.

À l’occasion du Sommet sur l’enseignement supérieur, en 2013, les participants ont convenu de la nécessité d’adopter des lois et des mesures pour affirmer la mission essentielle de l’université québécoise et assurer sa pérennité. La FQPPU a proposé l’adoption d’une loi-cadre sur l’université et la création d’un nouveau conseil des universités. Ces propositions qui ont récolté un large appui ont été retenues par le gouvernement. Ce dernier a, de plus, annoncé un réinvestissement majeur dans le réseau universitaire ainsi qu’une révision de la politique de financement, des mesures souhaitées depuis longtemps. La Fédération a accueilli avec satisfaction ces annonces et ces promesses, qui ont été réitérées maintes fois. Elle a participé et continuera de participer aux débats et aux travaux que cela implique, nonobstant l’intermède électoral.

La FQPPU reconnaît la complexité des enjeux d’une politique de financement universitaire dont le renouvellement commande une prudence et une expertise particulières. Mais, tout en admettant la lourdeur du processus législatif, qui a d’ailleurs retardé exagérément la création même du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science de la
Technologie, la Fédération déplore que les résultats concrets de certains chantiers doivent se faire attendre encore. Elle n’entend pas reculer après tant d’efforts collectifs.

Depuis des mois, l’adoption d’une loi-cadre de l’université québécoise s’impose pour garantir les engagements du gouvernement et ceux de l’université à l’égard de la collectivité. Le Conseil national des universités, un organisme consultatif, multipartite et indépendant, est également indispensable et prioritaire pour éviter des dérapages coûteux tels que le réseau en a connu ces dernières années. Retarder la création de ce conseil et la concrétisation des autres mesures promises pourrait avoir de graves conséquences, notamment sur les programmes d’études offerts. La FQPPU presse donc le gouvernement et tous les partis politiques de s’engager pour que les lois et les réformes attendues soient mises en application rapidement dans l’intérêt de l’ensemble de la population québécoise.

La FQPPU représente la majorité des professeures et professeurs des universités francophones et anglophones du Québec.

Source : FQPPU
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