Montréal, le 20 mars 2019 – Malgré quelques mesures encourageantes en enseignement supérieur, la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) estime que le ministre Morneau aurait pu faire mieux en recherche et en matière de justice fiscale dans son budget présenté hier.

« Il faut reconnaître que les investissements de 114 millions de dollars sur cinq ans visant à augmenter le nombre de bourses allouées aux étudiants des cycles supérieurs, ainsi que les annonces de plus de 800 millions de dollars pour l’accès à l’éducation postsecondaire des personnes autochtones, sont susceptibles de corriger des problèmes décriés depuis longtemps », affirme le président de la FQPPU, Jean-Marie Lafortune.

« Toutefois, en plus des investissements de 459 millions de dollars sur cinq ans dans divers programmes ciblés de recherche, notamment la Fondation Neuro Canada, l’Institut de recherche Terry Fox et Génome Canada, la FQPPU aurait apprécié que le gouvernement accentue les engagements envers la recherche fondamentale amorcés l’an dernier en les faisant passer de 3,5 milliards à 4,8 milliards de dollars, en conformité avec les recommandations qui ont fait suite à l’Examen du soutien fédéral à la science fondamentale », regrette-t-il.

La FQPPU déplore également que les fonds de soutien à la recherche n’aient pas été accrus comme le demandent depuis longtemps les acteurs du monde universitaire. Ces fonds, qui permettent notamment aux universités de se doter d’infrastructures de recherche de pointe et d’embaucher du personnel de laboratoire, ne sont actuellement financés qu’à 20% par le gouvernement fédéral, alors que les universités assument entre 40% et 60% des coûts.

Une autre grande déception a trait à la volte-face du ministre en matière de justice fiscale. À cet égard, la FQPPU estime que le Canada fait figure de cancre. Malgré l’annonce d’une injection de 217 millions de dollars sur cinq ans visant à permettre à l’Agence du revenu de renforcer son expertise technique, embaucher plus de vérificateurs et se doter d’outils technologiques plus performants, le gouvernement persiste à signer de nouvelles conventions fiscales avec des paradis fiscaux, dont Antigua-et-Barbuda et Grenade récemment. « Force est de constater que ces agissements placent le Canada en porte-à-faux avec la motion adoptée en 2017 par la Chambre des communes qui condamnait les pratiques d’évitement fiscal et la complaisance de telles conventions », précise le président. « En agissant ainsi, non seulement le gouvernement se prive volontairement de revenus qui lui permettraient de mieux financer les services publics, dont l’éducation, mais agit également à l’encontre des intérêts de la classe moyenne, qu’il prétend pourtant défendre, en créant des sauf-conduits qui n’avantagent que les mieux nantis.

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Depuis 1991, la FQPPU est l’instance de concertation et de représentation du corps professoral québécois.

Renseignements :

Hans Poirier, FQPPU

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