Au cours des prochains jours, d’importantes manifestations auront lieu partout sur la planète pour alerter de manière concertée les pouvoirs publics de l’urgence d’agir pour lutter contre les changements climatiques. Dans certaines institutions d’enseignement supérieur du Québec, il y aura des grèves étudiantes, des levées de cours ainsi que des pauses de travail. À titre d’exemples, certaines universités feront une « levée de cours », d’autres « une pause de leurs activités » de 11h00 à 15h00 vendredi 27 septembre

Il s’agit d’un mouvement citoyen planétaire. Comme professeur-e-s d’université, nous savons que c’est une cause qui est soutenue par les faits et par la science. Nous reconnaissons que les activités anthropiques sont la principale cause des changements climatiques et nous sommes convaincus de l’importance d’agir pour réduire les émissions des gaz à effet de serre.

Nous sommes aussi conscients que de tels enjeux ne peuvent être assumés sur une base individuelle, et c’est pourquoi nous pensons que la FQPPU, ses associations et syndicats, peuvent jouer un rôle de représentation collective et politique. À cet effet, la FQPPU, en collaboration avec les collègues français du Syndicat national des chercheurs scientifiques et du Syndicat national de l’enseignement supérieur a fait adopter une résolution sur le rôle crucial de l’éducation pour l’environnement et pour l’avenir de l’humanité lors du 8e Congrès mondial de l’Internationale de l’Éducation tenu en juillet à Bangkok.

Par ailleurs, les associations et syndicats qui souhaitent une diffusion de leurs moyens d’action peuvent nous en faire part afin que la Fédération puisse les faire connaître plus largement.

Enfin, malgré le fait que les dispositions du Code du travail ne permettent pas aux professeur-e-s de faire la grève[1] dans le contexte des actions du 27 septembre, il est tout de même possible pour les professeur-e-s d’appuyer de diverses manières le mouvement mondial qui s’annonce.

Comment

  • En incitant la direction de votre établissement à déclencher une levée ou une suspension ou encore une pause des cours, des évaluations et des activités académiques du vendredi 27 septembre 2019;
  • En encourageant vos membres à participer, dans le respect du Code du travail, aux manifestations qui auront lieu localement dans votre communauté, dans le cadre de « La grève mondiale pour le climat » du 27 septembre 2019 (et en aviser votre direction d’établissement);
  • En organisant une marche et/ou manifestation sur votre campus durant la période du dîner, le 27 septembre (et en aviser votre direction d’établissement);
  • En prenant toute autre initiative originale et adaptée à votre situation pour manifester publiquement l’appui de votre association ou syndicat pour lutter contre les changements climatiques (lettres, déclaration publique, adoption de résolutions, etc.);
  • En inscrivant votre association ou syndicat au mouvement 350.org (ou tout autre organisme ou initiative citoyenne similaire de votre choix) et possiblement d’y faire un don en argent. À titre d’exemple voir : https://350.org/fr/
  • En encourageant vos membres à faire un don en argent à l’organisme de leur choix

Solidairement,

Le Comité exécutif de la FQPPU

Jean Portugais, président, Université de Montréal

Cathy Vaillancourt, vice-présidente, Institut national de la recherche scientifique

Denis Belisle, secrétaire-trésorier, Université de Sherbrooke

Daniel Guiton, conseiller, université McGill

John Kingma, conseiller, Université Laval

12 septembre 2019

[1] Au Québec, selon le Code du travail, une grève est une cessation concertée de travail par un groupe de salariés. Ainsi, le droit de grève ne peut s’exercer en dehors de la période du renouvèlement de la convention collective.


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