Une délégation de la FQPPU est à Ottawa du 19 au 26 juillet pour participer au septième Congrès mondial de l’Internationale de l’Éducation (IE), qui doit s’ouvrir mardi le 21 juillet à Ottawa. Ce congrès doit réunir plus de 2000 personnes déléguées, observatrices et invitées de plus de 400 organisations syndicales provenant de 173 pays et territoires. Rappelons que l’IE compte 30 millions de membres qui travaillent dans le secteur de l’éducation de la maternelle à l’université.

Le Congrès mondial sera l’occasion d’adopter des résolutions d’ordre général (accès et qualité de l’éducation publique, sécurité dans les lieux d’enseignement, justice sociale, etc.) et d’autres plus spécifiques (enseignement supérieur, travail précaire des professionnels de recherche, enjeux linguistiques et culturels, etc.) qui serviront à orienter les travaux de l’IE pour les quatre prochaines années. Les élections pour les postes à combler au bureau exécutif de l’IE doivent aussi se tenir dans le cadre de ce congrès.

Précédant l’ouverture du congrès, la délégation de la FQPPU a eu l’occasion de participer aux réunions organisées respectivement par le Comité syndical francophone de l’éducation et de la formation (CSFEF) et le Caucus de l’enseignement postsecondaire et supérieur.

L’activité organisée par le CSFEF a été l’occasion pour les délégués de réfléchir notamment à la question de la présence des jeunes et des femmes dans les organisations syndicales. Il a été souligné à grands traits que, lorsque l’on considère l’ensemble des travailleurs dans le domaine de l’éducation, les femmes sont largement majoritaires, mais que cela ne se reflétait pas dans les organisations syndicales les représentant. Parmi les pistes de solutions évoquées pour remédier à cette situation, certains ont évoqué la possibilité d’inclure des quotas ou encore d’inscrire la parité dans les statuts des organisations syndicales. L’importance de documenter les obstacles, mais aussi les facteurs qui favorisent l’engagement des femmes dans les syndicats a aussi été évoquée. Enfin, l’importance de la prise en compte de la spécificité du rôle des femmes en matière de tâches domestiques et familiales dans l’organisation des activités syndicales pourrait, selon de nombreux délégués, inciter plus de femmes à s’engager.

L’objectif de cette première rencontre « élargie » du CSFEF – le bureau existe depuis 25 ans mais, jusqu’à récemment, n’invitait pas les affiliés à ses réunions – était aussi de permettre aux organisations syndicales francophones affiliées à l’IE de créer des contacts et d’échanger à propos de leurs intérêts communs, que ce soit au sein des instances de l’IE ou à l’externe. Le nouveau président du comité, Florian Lascroux, délégué du Syndicat national des enseignants de second degré (SNES-France), a exprimé la volonté que les syndicats francophones prennent plus de place au sein de l’IE et revendiquent une bonification de leur financement, ce afin d’accroitre les possibilités de représentations de la part des délégations de pays défavorisés, notamment des syndicats africains.

Dans un autre ordre d’idée, le caucus de l’enseignement postsecondaire et supérieur a permis d’apprécier les progrès accomplis depuis le dernier congrès mondial de l’IE, qui avait eu lieu en 2011 à Cape Town, Afrique du Sud, et d’identifier les objectifs post-2015 en matière d’éducation postsecondaire et supérieure. David Robinson, directeur général de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU), a présenté les enjeux les plus criants en cette matière. Notons la tendance à la commercialisation/privatisation dans les secteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche, le travail précaire des enseignants et des professionnels de recherche, les assauts dirigés vers la recherche publique et la liberté académique, la place grandissante accordée aux MOOCs, les accords commerciaux internationaux qui incluent des dispositions concernant le « marché » de l’enseignement supérieur et l’exode des cerveaux.

Finalement, un défi important évoqué à ce caucus concerne l’organisation et la mobilisation des syndicats en enseignement supérieur au sein de l’Internationale de l’Éducation. Jusqu’à maintenant, leur influence est négligeable et un appel a été lancé afin que s’organise un groupe dont le mandat serait d’inscrire les préoccupations spécifiques aux travailleurs du secteur de l’éducation postsecondaire et supérieur à l’ordre du jour de l’IE. David Robinson a invité les organisations affiliées à se joindre à la campagne de l’IE contre la privatisation de l’enseignement supérieur et de diffuser ses initiatives parmi leurs membres.

Communiqués de presse
– Québec : Les mesures d’austérité minent les réseaux de l’enseignement supérieur

– Le Canada au rang des cancres en science (English version here)

Entrevue
– Le 7e congrès de l’IE: Le Canada cancre en sciences
 
Résumé des rencontres quotidiennes
– 21 juillet: Le 7e Congrès mondial de l’Internationale de l’Éducation est ouvert!

Photos

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