Montréal, le 17 septembre 2021

La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) appuie la Déclaration de San Francisco sur l’évaluation de la recherche, joignant ainsi sa voix aux 20 328 personnes et organisations qui ont ratifié ce texte à travers le monde (148 pays) pour appeler à une redéfinition des critères de l’excellence en recherche.

Adoptée en 2012 lors du Congrès annuel de l’American Society for Cell Biology (ASCB), la Déclaration de San Francisco sur l’évaluation de la recherche (San Francisco Declaration on Research Assessment – DORA) souligne le besoin d’améliorer les méthodes d’évaluation des résultats de la recherche scientifique, afin d’aller plus loin que le facteur d’impact et le classement biométrique des revues et demande «d’évaluer la recherche sur sa valeur intrinsèque plutôt qu’en fonction de la revue où elle est publiée».

À travers plusieurs recommandations, la DORA appelle les organismes subventionnaires, les universités et les membres de la communauté scientifique  à ne plus «utiliser les indicateurs basés sur les revues, tels que les facteurs d’impact, pour évaluer les contributions d’un scientifique en particulier ou pour prendre des décisions en matière de recrutement, de promotion ou de financement», au profit d’autres indicateurs d’importance, prenant notamment en compte les retombées des travaux, comme leur influence sur les politiques et les pratiques. La Déclaration de San Francisco encourage les revues savantes à lever leurs restrictions sur le nombre de mots, de figures et de références bibliographiques dans les articles et à favoriser la réutilisation des listes de références en les mettant à disposition du public dans le cadre du Creative Commons Public Domain Dedication. Enfin, la DORA souhaite que les organismes pourvoyeurs d’indicateurs fassent preuve de transparence en fournissant les données et les méthodes utilisées pour calculer tous les indicateurs, et en transmettant ces informations par le biais d’une licence permettant une réutilisation sans restriction.

À l’instar des Fonds de recherche du Québec (FRQ), des trois agences fédérales (IRSC, CRSNG, CRSH), de l’École de Technologie Supérieure (ÉTS), de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) et du Syndicat général des professeurs et professeures de l’Université de Montréal (SGPUM), la FQPPU, en signant la Déclaration de San Francisco, appelle à un changement de culture dans le milieu scientifique. « Au-delà des références quantitatives et bibliométriques, il est temps de redéfinir les critères d’excellence pour mieux évaluer le travail des chercheuses et des chercheurs, et mesurer leur impact véritable dans l’avancée des connaissances et les retombées pour l’ensemble de la société, et ce, dans tous les champs disciplinaires » conclut le Président de la FQPPU, Prof. Jean Portugais.

Renseignements :
FQPPU
514-843-5953
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Twitter : @FQPPU


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