Montréal, le 6 janvier 2017 – La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) vient de déposer un mémoire dans le cadre de la consultation « Prévenir et contrer les violences à caractère sexuel sur les campus universitaires et dans les collèges du Québec ». Elle insiste sur le rôle-clé que doit jouer le système d’éducation sur les plans de la prévention et de la sensibilisation, qui constituent les principales pistes à suivre pour promouvoir des rapports égalitaires exempts de violences à caractère sexuel, de harcèlement et de discrimination sous toutes ses formes.

La Fédération encourage la mise sur pied de comités représentatifs des différents groupes au sein de chaque université qui examineraient et réviseraient les politiques et les procédures en place afin de soutenir adéquatement les victimes de violences à caractère sexuel en leur permettant de se confier sans être jugées. « L’adoption d’une politique institutionnelle concernant les violences à caractère sexuel permettrait aux universités de se positionner fermement contre ce type de violence, en plus de clarifier les structures et les procédures pour traiter les signalements et les plaintes », argue le président de la FQPPU, Jean-Marie Lafortune.

À l’heure actuelle, ces mécanismes varient grandement d’une université à l’autre. Afin d’améliorer leur accessibilité et leur cohérence, la FQPPU propose que soit créé, dans chaque université où ce n’est pas déjà fait, un bureau ayant pour mandat de soutenir les victimes de violences à caractère sexuel, de harcèlement et de discrimination en accueillant leurs signalements, en les informant sur les ressources d’aide, en les renseignant sur les recours informels et formels et en les accompagnant dans leur démarche. « Au moins une personne formée en intervention auprès de victimes d’agression sexuelle devrait y travailler », poursuit M. Lafortune.

Le traitement des plaintes relativement aux cas de violence à caractère sexuel devrait être équitable pour toutes les parties impliquées, ce qui incite la Fédération à privilégier des processus de médiation et d’enquête les plus neutres possible. Le recours à des enquêteurs externes garantirait une plus grande neutralité. Plusieurs établissements pourraient se partager leurs services afin d’en alléger les coûts.

« Quelle que soit l’option retenue, un financement adéquat de la part du Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur s’impose pour permettre à tous les membres des communautés universitaires du Québec de bénéficier de ressources et de recours similaires, peu importe leur fonction au sein de leur université ou la taille de celle-ci », conclut le président de la Fédération.

Depuis 1991, la FQPPU représente la majorité des professeures et professeurs réguliers des universités francophones et anglophones du Québec.

Cliquez ici pour accéder au mémoire.


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