Le Parti québécois accueille avec tiédeur l’arrivée de François Blais au ministère de l’Éducation pour y remplacer le ministre démissionnaire Yves Bolduc, affirmant que le problème du gouvernement reste entier : il n’écoute pas la population.

« […] Le problème fondamental du gouvernement, ce n’est pas les individus qui le composent, mais bien les façons de faire des ministres : ils ne sont pas à l’écoute de la population. L’austérité libéralo-caquiste attaque les familles, le développement des régions, les plus démunis. Le gouvernement n’écoute pas, il est loin de la population. […] », a soutenu le leader de l’opposition officielle, Stéphane Bédard.

Le porte-parole de la CAQ, François Bonnardel, estime pour sa part que ce changement ministériel constitue un aveu d’échec de Philippe Couillard.

« Le premier ministre a tardé à poser des gestes concrets pour rétablir la situation au ministère de l’Éducation. Tout le monde voyait bien que M. Bolduc n’avait pas sa place à ce poste, sauf Philippe Couillard. Le ministre a payé le prix de cette improvisation, mais c’est l’ensemble du réseau scolaire qui en a subi les conséquences », déclare-t-il.

Québec solidaire, pour sa part, dit que ce changement de postes est « du pareil au même ». « Le remaniement […] ne changera rien au régime d’austérité dans lequel le Québec est plongé. Philippe Couillard et Martin Coiteux ont prévu un régime de vaches maigres à l’Éducation et il semble qu’on ne puisse pas compter sur François Blais pour les ramener à la raison. M. Blais est un fidèle et loyal soldat de l’austérité », soutient la porte-parole parlementaire de Québec solidaire, Françoise David, dans un communiqué.

Des attentes élevées dans le réseau de l’éducation

De son côté, même s’il reste prudent, le réseau de l’éducation semble plutôt satisfait de la nomination de François Blais, en commençant par la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).

« Nous avons un ministre dont l’attachement aux valeurs éducatives ne fait pas de doute », a indiqué la présidente de la Fédération, Caroline Senneville. Elle souligne que François Blais est un intellectuel universitaire qui devra relever le défi , « […] d’approfondir ses connaissances des réseaux scolaire et collégial. »

La présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), Josée Bouchard, estime que l’expérience de François Blais sera un atout précieux pour « relever les défis qui s’offrent à lui ».

Elle souhaite rencontrer le ministre très rapidement compte tenu du projet de regroupement des commissions scolaires amorcé par son prédécesseur, Yves Bolduc.

La CSQ, qui représente près de 130 000 employés du réseau de l’éducation, affirme avoir aussi de grandes attentes envers le nouveau ministre. « […] Les compressions que subissent ces réseaux depuis quelques années déjà les ont plongés dans un état critique. Les compressions se conjuguent mal avec les besoins criants de l’éducation », a remarqué sa présidente, Louise Chabot.

La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) accueille aussi la nomination de François Blais avec beaucoup d’attentes.

Elle lui souhaite bon succès, mais déplore du même souffle la fusion, décidée par les libéraux à leur arrivée au pouvoir, des ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

La fédération espère « qu’il défendra la mission fondamentale d’une institution publique dont le rôle est essentiel, mais qui vit présentement une crise majeure. La FQPPU constate, en effet, une régression constante de la capacité des universités à remplir leur mandat et à offrir des services de qualité à la population, ce qui aura nécessairement des répercussions sociales et économiques. »


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