Porte-parole de la communauté universitaire, la FQPPU a réprouvé, en janvier 2014, le processus de consultation du gouvernement fédéral sur sa stratégie en matière de science. Aucun résultat de cette opération écourtée n’a été rendu public. Une autre consultation, cette fois sur le nouveau fonds de recherche Apogée Canada, a été annoncée en février 2014. En mai et en septembre dernier, dans des lettres adressées au ministre d’État (Sciences et Technologies), la FQPPU exprimait le mécontentement et l’inquiétude de ses membres à ce sujet et demandait à être entendue. Ces lettres sont restées sans réponse, ce qui indique un mépris à la fois des chercheurs et des coutumes de l’administration publique. La FQPPU dénonce avec vigueur le manque de transparence du gouvernement fédéral de même que son ignorance des besoins et des préoccupations du monde scientifique et universitaire.

Lettre envoyée à Ed Holder, Ministre d’État (Sciences et Technologies):

Monsieur le ministre,

Au nom de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU), j’ai adressé, le 5 mai dernier, au ministre d’État Greg Rickford, votre prédécesseur, une lettre qui est restée sans réponse. Dans cette lettre, je signifiais l’intérêt de notre organisation de participer activement à une consultation sur le nouveau fonds de Recherche Apogée Canada, lequel était prévu dans le budget du gouvernement canadien. Le 19 février, le ministre Rickford avait annoncé, en conférence de presse, la mise en place d’un important processus de consultation à ce sujet. Près de sept mois se sont écoulés, sans aucune autre indication d’une telle consultation, à moins qu’il ne s’agisse d’un exercice resté confidentiel, sans valeur éthique et méthodologique.

Vous comprendrez le mécontentement et l’inquiétude de la communauté universitaire, qui ne saurait être écartée des débats et des décisions ayant trait à la recherche scientifique. En l’occurrence, notre Fédération représente une grande part des chercheurs qui œuvrent dans les universités francophones et anglophones au Québec.

Ainsi que je l’écrivais dans ma lettre du 5 mai, la FQPPU s’attend à ce que Industrie Canada fasse preuve de transparence et que les principaux intéressés par ses réformes soient conviés à un franc dialogue afin d’élaborer un outil pouvant servir à la communauté scientifique comme aux citoyens canadiens.

Je vous prie de recevoir, monsieur le Ministre, mes salutations distinguées.

 

Max Roy, Ph. D.

Président

Fédération québécoise des professeures

et professeurs d’université (FQPPU)

C.c.:   M. Yves Bolduc, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science, Québec

Mme Louise Dandurand, présidente de l’Association francophone pour le savoir (Acfas)


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