La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) vient de déposer un mémoire dans le cadre de la consultation des Fonds de recherche du Québec (FRQ) sur la responsabilité environnementale en recherche. Elle adhère aux valeurs sous-tendues dans le document de consultation et reconnait l’importance de minimiser les effets néfastes des activités de recherche sur les écosystèmes naturels, le tissu social et la santé humaine.

L’ajout d’une autoévaluation des risques environnementaux au processus de demande de financement que font les chercheurs aux FRQ semble reposer sur un objectif de sensibilisation. « Toutefois, si le but souhaité par les FRQ est davantage d’ajouter des critères auxquels seront assujetties les demandes des chercheurs, la Fédération souhaite que cette intention soit explicitée », déclare le président de la FQPPU, M. Jean-Marie Lafortune.

Le cas échéant, les outils et les moyens doivent être mis à la disposition des chercheurs et des évaluateurs afin qu’ils puissent mener à bien cet exercice. « Les impacts environnementaux visés selon les disciplines, les critères pour les évaluer ainsi que les modalités de certification éthique et d’évaluation environnementale externe pour les projets à risque élevé doivent être clarifiés », poursuit M. Lafortune.

Selon la Fédération, il importe de réfléchir aux ressources additionnelles qui peuvent encourager les chercheurs à adopter des pratiques plus respectueuses des environnements humains et naturels, par exemple, une liste à jour des normes environnementales à respecter et des fonds supplémentaires pour couvrir les services d’une firme d’évaluation environnementale ainsi que les frais associés à l’implantation de mesures d’atténuation applicables à toutes les phases d’une démarche de recherche.

Depuis 1991, la FQPPU représente la majorité des professeures et professeurs réguliers des universités francophones et anglophones du Québec.

Mémoire


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