Montréal, le 19 juin 2020 – La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) salue les améliorations apportées à la nouvelle mouture du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) déposée le 28 mai dernier par le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Simon Jolin-Barrette. Elle est heureuse de constater que la liste des domaines de formation donnant accès au programme, qui avait suscité de nombreuses critiques lors de la première tentative de réforme en novembre 2019, a été abandonnée. C’était la chose à faire!

Malgré cela, cette nouvelle réforme du PEQ comporte toujours plusieurs incongruités qui risquent d’affecter le système universitaire et l’économie québécoise. L’exigence de cumuler d’une à deux années d’expérience professionnelle pour prétendre accéder au PEQ a notamment pour effet d’exclure les étudiantes et étudiants internationaux, en particulier ceux des cycles supérieurs, qui par l’entremise de stages, de travaux d’auxiliaires de recherche ou d’assistanats, acquièrent des expériences et des compétences recherchées par les employeurs québécois.

Par ailleurs, en novembre dernier, le ministre Jolin-Barrette avait annoncé que les personnes qui étudiaient déjà dans une université québécoise bénéficieraient d’une clause de droits acquis. Or, il semble désormais que seules les personnes qui étaient déjà inscrites au PEQ pourront s’en prévaloir. Il s’agit d’un recul déplorable, non seulement pour les personnes pour qui les règles changent en cours de route, mais aussi pour toutes les autres qui envisageaient de venir étudier ici et qui pourraient interpréter cette annonce comme un signe de fermeture. Est-ce bien le message que le gouvernement du Québec souhaite projeter à l’international?

La FQPPU invite le ministre Jolin-Barrette à amender le PEQ pour inclure la reconnaissance de l’expérience acquise au cours des études supérieures, en plus de respecter le principe de droit acquis pour les personnes qui sont déjà au Québec. Ces modifications auraient pour effet de rendre cette réforme plus consensuelle, en plus d’être cohérentes avec la volonté du gouvernement de favoriser une meilleure intégration des personnes immigrantes et de favoriser leur insertion sur le marché du travail.

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Depuis 1991, la FQPPU est l’instance de concertation et de représentation du corps professoral universitaire québécois.

Source : Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU)
www.fqppu.org

Renseignements : Hans Poirier, 514-843-5953 (bureau) 514-755-5858 (portable)


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