Communiqué de presse

La FQPPU se désole de constater que la part publique du financement de l’éducation supérieure au Canada n’est pas à la hauteur des besoins, d’après des éléments du rapport « Regards sur l’éducation  2013 » publié récemment par l’OCDE. Cette situation inquiète, puisqu’elle accroît la pression sur les ménages  anadiens et restreint l’accessibilité aux études supérieures. Le fait que les universités soient encouragées à compter davantage encore sur la contribution de l’entreprise  rivée est aussi préoccupant à l’égard de la liberté académique.

Le rapport révèle ainsi que les investissements publics liés au  dépenses des établissements d’enseignement supérieur par étudiant, tous services confondus, ont augmenté moins rapidement au Canada que dans la moyenne des pays de l’OCDE. Malgré  le fait que les besoins en matière d’effectifs professoraux, d’infrastructures de recherche et de services aux étudiants s’accroissent, il est pour le moins étonnant que la part publique investie par le gouvernement dans les universités soit la même aujourd’hui qu’elle était en 1995.

Bien qu’il ne permette pas d’effectuer une analyse distincte par province, le rapport confirme que la part privée du budget des universités canadiennes a augmenté à un rythme plus soutenu que la part publique entre 2000 et 2010. En 2010, l’apport des frais de scolarité (19,5 %) et de l’entreprise privée (23,9 %) constituait 43,4 % du budget des universités canadiennes. À titre comparatif, le financement privé  ménages  et  entreprises) représentait 31,6 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Il était de 18,1 % en France, de 9,4 % en Suède et de 4,1 % en Finlande. La situation rapportée au Canada est navrante pour quiconque a à cœur la mission publique de l’université et conçoit l’éducation comme un bien commun.

En outre, il est curieux de constater qu’il manque dans ce rapport bon nombre de données concernant la situation canadienne, alors que s’y trouvent celles de la plupart des pays de l’OCDE. À cet égard, la FQPPU continue de revendiquer un accès à toute l’information qui se rapporte à  ’enseignement supérieur, ceci afin de permettre des décisions éclairées dans ce domaine.

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