Montréal, le 21 mars 2019 – La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) accueille positivement les investissements supplémentaires de 93,2 millions de dollars (3%) alloués au fonctionnement des universités par le ministre des Finances, Éric Girard, dans ce premier budget. Elle voit aussi d’un bon œil les efforts de 20,3 milliards de dollars sur dix ans consentis aux immobilisations dans les secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur, bien qu’il soit difficile pour le moment de savoir quelle part ira au réseau universitaire.

Cependant, dans un contexte de surplus budgétaires importants, les attentes étaient plus élevées. Rappelons que de 2012-13 à 2017-18, la part de Québec dans le financement global des universités a diminué de 8,1 %, ce qui a mené à une détérioration des conditions de travail et d’études. « L’augmentation de 3 % du financement de base des universités leur permettra de pallier les besoins les plus criants en matière d’enseignement et de recherche, notamment l’embauche de plus de professeures et professeurs », estime le président de la FQPPU, Jean-Marie Lafortune. Toutefois, la baisse démographique appréhendée au cours des prochaines années risque d’avoir des effets délétères sur le budget des universités, dans un contexte où la répartition du financement demeure largement tributaire des inscriptions étudiantes. « La Fédération demeure à la disposition du ministre Roberge pour alimenter ses réflexions quant à l’élaboration d’une politique de financement des universités qui s’appuie sur un ensemble de variables, plutôt qu’uniquement sur l’effectif étudiant », renchérit-il.

En matière de recherche universitaire, la capacité de mener des projets à terme dépend de la stabilité et de la prévisibilité du financement. En ce sens, la FQPPU salue la poursuite des engagements liés à la Stratégie québécoise de recherche et d’innovation, bien qu’une bonification des sommes allouées aux Fonds de recherche du Québec au-delà de l’inflation était attendue, compte tenu de l’augmentation du nombre de chercheures et chercheurs. La Fédération souligne également la volonté du gouvernement de créer un guichet de service, piloté par l’Institut de la statistique du Québec, visant à faciliter l’accès aux données de recherche des ministères et organismes publics, notamment celles du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Cet investissement de 7,5 millions de dollars sur cinq ans répond à une demande de longue date de la FQPPU.

En ce qui a trait aux enveloppes spécifiques, si la Fédération se réjouit des investissements de 75 millions de dollars sur cinq ans ayant pour objectif de soutenir les universités en région, ce qui leur permettra de renforcer leur capacité d’agir comme leviers de développement social et économique partout au Québec, elle se questionne sur l’annonce de 3 millions de dollars visant à adapter la formation des universités et des collèges aux besoins du marché du travail. « Cette mesure rappelle l’importance que le Québec se dote d’une législation-cadre affirmant les principes fondamentaux et les valeurs de l’université québécoise, pour s’assurer que cette dernière conserve son autonomie et que ses artisans puissent poursuivre leur mission dans le respect de leur liberté académique », conclut M. Lafortune.

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Depuis 1991, la FQPPU est l’instance de concertation et de représentation du corps professoral québécois.

Renseignements :

Hans Poirier, FQPPU

514 843-5953 / 514 755-5858

www.fqppu.org

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