Questions aux principaux partis politiques fédéraux quant à leur plateforme électorale en matière d’éducation postsecondaire, de recherche et de science

En prévision des élections fédérales qui auront lieu le 21 octobre 2019, la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) a demandé aux principaux partis politiques en lice de préciser leurs engagements au sujet de l’éducation postsecondaire, de la recherche et de la science, afin d’aider ses membres et les citoyens à faire un choix éclairé au moment du vote.

Élections fédérales 2019 – Questions de la FQPPU aux principaux partis politiques

  1. À la suite du rapport du Comité consultatif sur la science fondamentale déposé en 2017 (rapport Naylor), le Gouvernement du Canada a investi des sommes importantes pour soutenir la recherche fondamentale. Toutefois, ces investissements sont inférieurs au niveau de financement recommandé par le Comité, ce qui fait que de nombreux chercheurs de talent peinent toujours à obtenir du financement pour poursuivre leurs travaux. Que compte faire votre parti s’il est élu pour soutenir adéquatement la recherche fondamentale canadienne?
Nous voulons augmenter le Transfert canadien pour les programmes sociaux. La contribution du fédéral dans l’éducation post-secondaire a diminué au fil du temps et nous voulons corriger cette situation. Comme l’éducation est de juridiction provinciale, nous souhaitons ne prônerons pas une intervention directe du gouvernement fédéral et nous prônons plutôt des transferts en bloc sans conditions aux provinces.
En attente de réponse
Reconnaissant que les sciences jouent un rôle dans le maintien d’une économie propre et prospère, et qu’elles contribuent à fournir les éléments probants nécessaires à la prise de décisions stratégiques judicieuses, nous avons mandaté, dès juin 2016, un Comité d’expert dirigé par le Dr. Naylor pour effectuer un examen du soutien fédéral à la recherche fondamentale. Bien que le Canada dépense plus en recherche et développement dans le secteur de l’enseignement supérieur que tout autre pays du G7, cet examen a mis en lumière un certain nombre de difficultés.

C’est pourquoi, au cours de notre mandat, nous avons investi plus de 10 milliards de dollars à la science et à la recherche ainsi qu’aux personnes qui œuvrent dans ce secteur. À cet égard, le budget de 2018 a été marqué par le plus important investissement dans la recherche fondamentale de l’histoire du Canada, soit près de 4 milliards de dollars sur cinq ans,et ce,dans le but d’appuyer le travail de 21,000 chercheurs partout au Canada, y compris des chercheurs en début de carrière, des étudiants de premier cycle, des étudiants à la maîtrise et au doctorat, des assistants de recherche et des techniciens.

Le budget de 2018 a notamment accordé un montant de 763 millions de dollars sur cinq ans à la Fondation canadienne pour l’innovation, de même qu’un investissement sans précédent de 1,22 milliards de dollars sur cinq ans aux conseils subventionnaires du Canada, lesquels fournissent le financement fédéral pour soutenir le travail des chercheurs dans les établissements postsecondaires et les hôpitaux de recherche. Nous avons aussi accordé du financement pour le Programme d’aide à la recherche industrielle, le Programme des accélérateurs technologiques canadiens, de même que pour Innovation Canada, lequel a été lancé en janvier 2018 comme point de contact unique pour les innovateurs et les entrepreneurs. Vous trouverez plus de détails au lien suivant : http://www.ic.gc.ca/eic/site/131.nsf/fra/h_00000.html

De plus, au cours de notre mandat, nous avons lancé plusieurs stratégies au soutien à la science et à la recherche, dont :

  • La Stratégie pancanadienne en matière d’intelligence artificielle(2017) avec un investissement de 125 millions de dollars pour créer un réseau interconnecté d’excellence scientifique dans les trois principaux centres d’IA du Canada, soit Edmonton, Montréal et Toronto;
  • Le Plan pour l’innovation et les compétences(2017) avec un financement additionnel de 2,6 milliards de dollars sur cinq ans, dans le budget de 2018, aux innovateurs du Canada un plan ambitieux pour faire du Canada un centre d’innovation de premier plan dans le monde.
  • La Stratégie pour l’infrastructure de recherche numérique(2018) avec un financement de 572,5 millions de dollars afin de s’assurer que les chercheurs canadiens disposent des outils numériques nécessaires pour maintenir l’excellence scientifique.
  • La nouvelle Stratégie en matière de propriété intellectuelle (2018) avec un investissement de 85,3 millions de dollars sur cinq ans, afin de mieux comprendre la PI, à la protéger et à y accéder;
  • La Stratégie spatiale nationale(2019), afin d’exploiter les sciences et technologies spatiales dans les domaines tels que la large bande, la prestation de services de santé, l’intelligence artificielle, la robotique et les sciences climatiques. Le gouvernement libéral a investi plus de 2,5 milliards de dollars depuis 2015 dans le secteur spatial canadien ;

Également, depuis 2016, nous avons investi plus de 175 millions de dollars pour appuyer la recherche en sciences agricoles et l’innovation. Nous avons embauché 75 nouveaux scientifiques à Agriculture et Agroalimentaire Canada, avec un accent sur la lutte contre les changements climatiques et la conservation des sols et de l’eau. Notons que sous le gouvernement conservateur de Harper, près de 500 scientifiques du MPO ont été renvoyé, en plus de voir 7 des 11 bibliothèques régionales du PMO fermées.

Enfin, nous avons travaillé fort pour s’assurer que les chercheurs et les étudiants disposent des fonds, des laboratoires et des ressources dont ils ont besoin pour réaliser des percées qui amélioreront notre qualité de vie, renforceront notre économie et favoriseront le développement de la classe moyenne. Nous avons construit des installations de recherche à la fine pointe de la technologie partout au pays afin d’attirer les meilleurs talents et nous appuyons des initiatives qui permettront d’accroître le nombre de femmes en sciences et en recherche.

Tout d’abord, le gouvernement du Canada doit mettre en oeuvre les 35 recommandations du rapport Naylor. Le Canada est fier de son histoire de découvertes scientifiques et d’innovations, y compris ses nombreux établissements de recherche de calibre mondial. Mais comme le rapport Naylor le souligne à juste titre, notre compétitivité en matière de recherche s’est érodée par rapport à celle de nos pairs. Il est urgent d’agir.

Le Canada doit aussi investir beaucoup plus dans la recherche fondamentale qui garantit directement le bien public. Nous devons également veiller à ce que le public, y compris les travailleuses, les travailleurs et les collectivités, participe aux retombées de ces investissements publics. Le programme d’innovation du Canada doit mettre davantage l’accent sur l’édification d’une économie durable et équitable pour l’avenir.

Les néo-démocrates comprennent que nous avons besoin d’un plan qui fournira un soutien durable et à long terme aux innovateurs du Canada, afin d’optimiser la croissance et de tirer parti des forces que le Canada a à offrir. Nous adopterons ainsi une approche stratégique et sectorielle qui investit dans l’innovation et la recherche et développement (R&D), ici même au pays, et nous mettrons particulièrement l’accent sur le développement des technologies dont le monde aura besoin pour prospérer dans un avenir faible en carbone et durable.

Pour faire du Canada un chef de file mondial dans les secteurs émergents et relever les défis auxquels nous sommes actuellement confrontés, nous exploiterons la puissance de la recherche et du développement canadiens pour établir des centres d’excellence ciblés qui miseront sur les innovations afin de soutenir la transition vers une économie durable sans carbone. Notre plan élargira également le soutien et l’aide technologique pour commercialiser des technologies canadiennes propres et novatrices par l’entremise de Technologies du développement durable Canada, créant ainsi des emplois aujourd’hui et préparant le Canada à prospérer dans l’avenir.Nous créerons également un centre d’excellence pour la recherche et le développement des VZE et appuierons la fabrication canadienne de batteries, de solutions de stockage d’énergie et de carburants de remplacement, comme les biocarburants produits à partir de déchets.

Un gouvernement néo-démocrate mettra en oeuvre une stratégie pancanadienne sur l’eau douce et collaborera avec les provinces et les territoires pour protéger nos voies navigables, y compris le Saint-Laurent, en vertu d’ententes internationales. Nous renverserons également les changements néfastes apportés par les conservateurs en rétablissant complètement la protection des eaux navigables pour tous les lacs et rivières
du Canada, et nous investirons dans la recherche pour appuyer la protection des eaux douces.

Un gouvernement néo-démocrate investira dans l’innovation forestière et appuiera les produits de bois canadiens à valeur ajoutée et les emplois de qualité qui les accompagnent. Notre plan appuiera la recherche et le développement en foresterie, aidera les entreprises à commercialiser de nouvelles technologies et élargira l’accès aux marchés pour les produits de bois afin que le Canada demeure concurrentiel.

Le Canada est un chef de file dans la recherche novatrice en santé, et nous allons travailler de concert avec les universités et les professionnel.les de la santé pour que la recherche publique sur les questions critiques de santé continue de s’épanouir.

– Le Parti vert appuie le rapport Naylor et prévoit mettre en oeuvre les recommandations afin de renforcer la recherche fondamentale et la science au Canada.

– Nous allons investir dans la recherche scientifique et mettre en oeuvre l’ensemble des
recommandations de l’Examen du soutien fédéral aux sciences en matière de financement.

  1. La dernière augmentation du financement de base affecté aux provinces pour le renforcement du système d’éducation postsecondaire a eu lieu en 2007. S’il forme le prochain gouvernement, votre parti s’engage-t-il à bonifier ce financement et si oui, dans quelle proportion ?
Oui, nous comptons bonifier substantiellement le Transfert canadien pour les programmes sociaux. Nous augmenterons les transferts jusqu’à 2 G$ en 2023-2024 et nous souhaitons poursuivre le rattrapage dans les années suivantes.
En attente de réponse
Le gouvernement fédéral fournit un important soutien financier permanent aux provinces et territoires par l’entremise de quatre programmes de transfert, soit le Transfert canadien en matière de santé (TCS), le Transfert canadien en matière de programmes sociaux (TCPS), la péréquation et la formule de financement des territoires. Pour l’année 2019-20, la province de Québec a reçu un soutien fédéral total de 25,536 milliards de dollars et celle-ci détermine seule comment elle souhaite distribuer les fonds, notamment pour l’éducation postsecondaire.

En plus des transferts fédéraux, le gouvernement libéral a massivement investi pour l’éducation. Ainsi, nous avons accordé jusqu’à 2 milliards de dollars aux établissements postsecondaires pour moderniser les installations d’apprentissage de nos universités, collèges et polytechniques par l’entremise du Fonds D’investissement stratégique. Nous avons également fait un investissement historique dans le Programme d’innovation dans les collèges et la communauté pour permettre aux collèges canadiens de collaborer avec les entreprises locales et de former la prochaine génération de travailleurs.

Également, pour souligner les 150e anniversaire du Canada, le budget de 2017 a accordé 117,6 millions de dollars pour la création de 25 chaires de recherche de Canada 150 afin de rehausser la réputation du Canada en tant que centre mondial de l’innovation, de la science et de l’excellence en recherche. De plus, le budget 2018 a accordé un nouvel investissement de 210 millions de dollars pour le financement de 285 nouvelles chaires. Plus récemment, nous avons investi 80 millions de dollars pour établir 80 nouvelles chaires de d’excellence en recherche du Canada, en plus d’accorder 114 millions de dollars pour la création de 500 bourses de maîtrise et 167 bourses de doctorat afin de créer plus d’opportunités pour nos chercheurs en début de carrière. De plus, nous avons attribué, par l’entremise du Conseil de recherches en sciences humaine, une somme de 285 millions de dollars à plus de 6 900 chercheurs et étudiants de cycles supérieurs d’un bout à l’autre du Canada. Cet investissement est destiné à l’exécution de recherches sur des sujets tels que l’éducation, l’immigration, la santé des Autochtones et l’environnement.

L’éducation accessible et financée par l’État est une grande source d’opportunités dans notre société. Elle peut transformer des vies, ouvrir de nouveaux horizons et créer de nouvelles opportunités pour de nombreuses personnes, peu importe leur parcours. Cela fait assurément de l’éducation le plus beau cadeau que nous puissions nous offrir, ainsi qu’à nos enfants, jeunes adultes et à la prochaine génération.Nous croyons que l’accès à l’éducation ne devrait jamais dépendre de l’argent gagné par vos parents ou de votre niveau d’endettement. Vous devez avoir accès aux études qui vous intéressent, peu importe votre âge, ou d’où vous venez. C’est pourquoi les néodémocrates sont déterminés à permettre aux Canadien·nes d’avoir accès, tout au long de leur vie, à une éducation financée par les fonds publics du service de garde aux études postsecondaires.De nos jours, trop de gens se voient refuser l’accès à l’éducation. Trop de Canadien·nes sont forcés d’abandonner leurs rêves parce qu’ils et elles ne peuvent pas payer les frais de scolarité, qui n’arrêtent pas d’augmenter. Les jeunes adultes sont aux prises avec le poids écrasant de l’endettement, tandis qu’ils et elles devraient se concentrer sur leurs études et à bâtir leur vie.Les gouvernements libéraux et conservateurs successifs sont à l’origine de ces obstacles
à une éducation de qualité, et il est temps d’éliminer ces barrières à l’apprentissage. Ils ont laissé les coûts de l’éducation postsecondaire gonfler à vue d’oeil et ont continué à tirer profit des intérêts sur les prêts, aux profits des étudiant.es, à raison de centaines de millions de dollars par année. Ils ont choisi de rendre la vie plus difficile aux étudiant.es, aux jeunes et à leur famille.Les étudiant.es cumulent aujourd’hui une dette moyenne de 27 000 $ à la fin de leurs études de premier cycle et ceux et celles qui doivent emprunter pour les payer finiront par payer plus de 10 000 $ de plus que ceux qui ont obtenu leur diplôme sans s’endetter. Ce n’est pas juste et cette inégalité pousse plusieurs jeunes vers l’échec.L’ensemble des Canadien·nes doivent avoir accès à une éducation postsecondaire de qualité, quel que soit leur revenu. C’est notre vision. À long terme, cela impliquera de travailler avec les provinces et les territoires pour plafonner et réduire les frais de scolarité, ainsi qu’inclure l’éducation postsecondaire dans le système d’éducation publique afin que les enfants et les jeunes puissent passer de la maternelle à leur carrière sans obstacle financier. Il s’agit d’un objectif primordial et nous croyons qu’avec le leadership et la volonté politique appropriés, nous pouvons y arriver. Il y a des mesures importantes que nous pouvons prendre pour rendre l’éducation plus abordable dès maintenant. Cinq provinces ont déjà fait preuve de leadership en éliminant les taux d’intérêt sur les prêts étudiants. Il est temps que le gouvernement fédéral fasse de même pour ces étudiants·tes et cesse de profiter de leurs dettes.Enfin, nous mettrons fin aux prêts et augmenterons l’accès aux bourses d’études canadiennes non remboursables. Avoir accès à un soutien financier pour ses études postsecondaires ne devrait pas représenter un fardeau d’endettement à porter. Nous ferons en sorte que les jeunes adultes puissent commencer leur vie sans s’endetter considérablement.
– Le gouvernement fédéral doit réinvestir dans le système. Le budget vert allouerait dix milliards de dollars pour l’enseignement postsecondaire et pour le soutien aux écoles de métier.- Nous allons permettre aux étudiants canadiens de poursuivre gratuitement leurs études collégiales et universitaires. Pour financer cette initiative, il suffirait de repenser les dépenses actuelles en bourses, crédits d’impôt pour les frais de scolarité, frais associés à
l’administration du système des prêts-étudiants et les centaines de millions de dollars en prêts étudiants qui sont radiés des livres à chaque année. Les bourses d’études offertes par les collèges et les universités pourraient servir à couvrir d’autres frais d’études.- Nous allons affecter aux universités une partie des paiements de transfert effectués par le gouvernement fédéral aux provinces en offrant plus aux universités et aux collèges qui misent
davantage sur les contacts enseignants-étudiants, le mentorat, les politiques d’inclusion et l’embauche des enseignants sur la voie de la permanence.
  1. Dans un contexte où des entreprises du GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) deviennent actives en éducation postsecondaire et se trouvent ainsi à concurrencer les institutions publiques en développant des formations universitaires, ce qui peut miner l’autonomie des universités canadiennes ainsi que les libertés académiques des professeures et professeurs, que compte faire votre parti pour s’assurer que le fonctionnement et le développement des universités ne soit pas compromis ?
Nous comptons resserrer la vis aux GAFA qui font une compétition déloyale avec nos médias, nos producteurs de contenu et nos universités notamment en leur faisant payer leur juste part. Pour ce qui est de leurs formations postsecondaires, nous sommes ouverts à étudier le dossier en comité.
En attente de réponse

Depuis leur arrivée, les géants du web ont non seulement transformé l’environnement numérique, mais également plusieurs aspects de la société civile. Bien que les discussions entourant le GAFA sont plus souvent orientées vers la fiscalité et la protection des données personnelles, il n’en demeure pas point que le milieu éducatif en subit également les répercussions, tant positives que négatives. À cet égard, nous comprenons et respectons le pouvoir exclusif des provinces en matière d’éducation et de reconnaissance des diplômes. Nous continuerons à soutenir les provinces, de même que les institutions du savoir dans les limites de nos compétences.

L’essor des entreprises privées à but lucratif dans nos systèmes éducatifs montre bien ce qui se passe lorsque les gouvernements refusent de financer nos institutions postsecondaires. Les géants du web ont plus que triplé leurs activités de lobbying depuis que M. Justin Trudeau est devenu premier ministre. Ce lobbying semble avoir fonctionner, car libéraux continuent de travailler pour les riches et les géants du Web. Les libéraux ont augmenté leur budget de publicité gouvernemental sur ces plates-formes, refuser de combler l’échappatoire en matière d’impôt sur le revenu et ils ont refusé de les taxer dela même façon que nous taxons les médias d’ici.Les néo-démocrates se battront toujours pour l’autonomie des universités et collèges canadiens, des Pofesseur.es – y compris le personnel universitaire. Jagmeet Singh et le NPD veilleront à ce que nos universités et collèges obtiennent le soutien dont ils ont besoin.
– Nous continuerons à soutenir pleinement nos institutions postsecondaires en finançant la recherche et en rendant les frais de scolarité gratuits. Les universités canadiennes sont importants car elles fournissent non seulement l’éducation, mais également des capacités de recherche qui ne peuvent être remplacées par des cours en ligne.- En termes de liberté académique, nous croyons en la liberté des agences scientifiques et des agences de recherche de déterminer leurs propres priorités et de conserver leur indépendance, par le biais d’un processus décisionnel revu par des pairs, et nous nous engageons à soutenir et à consacrer ces droits autant que nous le pouvons.
  1. La santé d’une démocratie s’évalue notamment selon la transparence dont font preuve les élus quant à l’accès des citoyens aux données publiques des différents ministères. À titre de progrès récent en cette matière, l’Institut de la statistique du Québec ouvrait en juin dernier un guichet de services pour simplifier et améliorer l’accès aux données détenues par les ministères et organismes du gouvernement pour les chercheurs associés à un organisme public. De telles données permettent aux universitaires de mener des travaux qui posent un regard indépendant et objectif sur des enjeux d’importance, ce qui est dans l’intérêt de tous les citoyens. Quelles nouvelles politiques publiques votre parti s’engage-t-il à créer pour soutenir la science et la recherche et que comptez-vous faire pour améliorer l’accès libre aux données des ministères fédéraux et des organismes publics canadiens ?
Nous comptons soutenir le droit d’auteur et l’accès et reproduction d’articles à des fins éducatives. Actuellement, le fédéral paye lui-même les droits d’auteurs des livres qu’on retrouve dans les bibliothèques publiques (pour concilier l’accès au savoir que procure la bibliothèque publique avec la nécessité que nos créateurs puissent jouir du fruit de leur travail), via une institution fédérale appelée la Commission du droit de prêt public. Nous croyons que cette façon de faire pourrait être élargie pour qu’elle couvre aussi la reproduction d’articles à des fins éducative. Ainsi, les auteurs recevront leur dû sans que les étudiants aient à assumer un nouveau frais. Pour ce qui est de l’accès aux données gouvernementales, nous appuyons complètement toute démarche visant la transparence et l’aide à la recherche. Nous sommes ouverts à étudier en comité la manière dont nous pourrions améliorer l’accès libre aux données des ministères fédéraux et organismes publics.
En attente de réponse
Le gouvernement libéral croit en la science, en la recherche et en la prise de décisions fondées sur des données probantes. Nous croyons également qu’un gouvernement se doit d’être ouvert, transparent et responsable. C’est pourquoi nous avons démuselé nos scientifiques et rétabli le poste de conseiller scientifique en chef, en plus d’investir plus de 10 milliards de dollars à la science et à la recherche.

Nous avons été le premier gouvernement à réformer la Loi sur l’accès à l’information(LAI) depuis son adoption en 1983 grâce au projet de loi C-58. Les Conservateurs de Harper avait promis de réformer la Loi en 2006, mais ne l’ont jamais fait. Parmi les modifications majeures à la LAI, notons que le commissaire à l’information a désormais le pouvoir de rendre des ordonnances ayant force exécutoires pour les institutions fédérales. La Loi met également en pratique le principe de « l’ouverture par défaut », à l’ère numérique, signifiant que les renseignements importants sont désormais disponibles de manière proactive, sans qu’il soit nécessaire de présenter un demain. Ces renseignements comprennent les lettres mandat du premier ministre aux ministres, les trousses d’information à l’intention des nouveaux ministres et administrateurs généraux, les titre les titres des notes d’information, les notes pour la période des questions et les documents d’information préparés pour les comparutions devant les comités parlementaires. De plus, à partir de l’an prochain, des exigences proactives en matière de publication s’appliqueront aux sénateurs, aux députés et aux organismes administratifs qui appuient le Parlement et les tribunaux. Ces changements ne constituent que la première étape. Dans le cadre de notre réforme, un examen complet de la Loi sur l’accès à l’information doit avoir lieu tous les 5 ans, le premier examen devant commencer dans l’année suivant la sanction royale, laquelle a été reçue le 21 juin 2019. Nous continuerons de collaborer étroitement avec le commissaire à l’information pour renforcer la transparence à l’entrée en vigueur de celle-ci.

De plus, nous avons conféré au directeur parlementaire du budget(DPB) de nouveaux pouvoirs et des ressources supplémentaires, en plus d’assurer son indépendance. Le DPB est désormais un agent avec un meilleur accès à l’information au sein des ministères, organismes et sociétés d’État du gouvernement fédéral. Le DPB peut maintenant procéder à un examen complet des finances du pays d’une manière non partisane, et les Canadiens ont l’assurance qu’ils disposent d’une source d’information crédible et objective sur la façon dont l’argent des contribuables est dépensé.

Nous avons également officialisé l’indépendance de Statistique Canada afin de garantir l’impartialité, l’objectivité, l’exactitude et la fiabilité des données statistiques. De plus, nous avons conféré directement au statisticien en chef le pouvoir décisionnel au sujet des méthodes et des activités, y compris pour la collecte, la compilation, l’analyse, la synthèse et la publication de données statistiques. Ce pouvoir appartenait autrefois au ministre qui le déléguait ensuite au au statisticien en chef. Nous avons aussi rétabli, en 2017, le Système d’information sur le personnel d’enseignement dans les universités et les collèges (SPEUC), lequel avait été mis en place en 1937 et interrompu en 2012 par les conservateurs de Harper. En rétablissant l’enquête et en fournissant des fonds supplémentaires à Statistique Canada, nous recueillons des données essentielles sur la diversité dans nos universités, ce qui nous permet de prendre des décisions stratégiques fondées sur des données probantes qui favorisent une plus grande diversité et inclusion. Nous travaillons également à élargir le sondage pour inclure le personnel à temps partiel et le personnel des collèges publics, ce qui nous permettra de mieux soutenir nos étudiants et nos professeurs et de mieux planifier pour l’avenir.

Enfin, dès le lendemain de notre entrée en fonction, nous avons rétabli le questionnaire long obligatoire afin qu’il soit disponible pour le recensement de 2016, rétablissant ainsi la prise de décisions fondées sur des données probantes. Le Recensement de 2016 a produit le meilleur taux de réponse jamais enregistré pour un recensement détaillé (97,8%).

Le NPD diffusera une directive gouvernementale sur les données ouvertes afin de faciliter la recherche, l’accessibilité et l’utilisation des ensembles de données du gouvernement par les Canadien·nes par défaut afin de renforcer notre démocratie, d’accroître l’efficacité des services au public et de participer à la croissance économique.
Nous soutiendrons la science et de la recherche comme indiqué dans la réponse à la première question, et aussi nous allons:

– Accroître le financement accordé aux conseils subventionnaires, y compris au Conseil de
recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), au Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) et aux Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

– Rétablir et augmenter le financement pour la Recherche sur les changements climatiques et
l’atmosphère (RCCA) du CRSNG et garantir un financement continu pour l’Observatoire de
l’ozone stratosphérique arctique.

– S’engager à mettre en oeuvre l’ensemble des politiques en matière d’intégrité scientifique pour tous les ministères.
– Mettre en place un portail où toutes les activités scientifiques gouvernementales, y compris les preuves sur lesquelles le gouvernement s’appuie pour prendre ses décisions, sont accessibles aux Canadiens et aux Canadiennes sous une forme compréhensible.


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