La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) tient une série de forums afin de dégager et d’approfondir les enjeux associés à la tâche professorale. Un premier événement du genre a eu lieu le 25 avril 2014, où il a été question de l’enseignement universitaire. Nous vous convions à un second forum, qui se tiendra le 17 avril 2015, lequel portera, cette fois, sur les services à la collectivité.

Il est généralement admis que la tâche professorale s’incarne dans des activités d’enseignement, de recherche et de services à la collectivité. Si ces activités ne sont pas pareillement valorisées, chacune comporte des exigences et des difficultés qui ont des conséquences sur la vie professionnelle et personnelle des professeurs d’université.

Il n’est pas aisé de définir le concept de service à la collectivité dans le contexte universitaire, tant celui-ci prend des formes différentes selon les individus et selon les établissements. Si de nombreux professeurs assument des tâches de nature administrative au sein même de leur université et offrent ainsi des services à la communauté interne, plusieurs mettent leurs compétences au service de groupes extérieurs (syndicats, organismes communautaires, etc.) —certains ayant difficilement accès au savoir universitaire— ou encore collaborent à des instances et des organisations en lien avec leur champ de recherche.

L’objectif de ce forum n’était pas de définir les meilleures pratiques en matière de service à la collectivité –la conception de la tâche demeurant la prérogative de chaque professeur –mais bien de fournir un espace de discussion sur le sujet, de saisir ce qu’il signifie pour nos collègues, de dégager différents cas de figures, puis d’ouvrir des pistes de réflexion communes.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Programme

Louise Briand : « La prise en charge des tâches administratives ou le destin des ‘pas de talent’ ».

Louise Briand est professeure au département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et responsable des programmes de deuxième cycle en gestion des entreprises collectives. Elle est détentrice d’un doctorat en administration de l’École des hautes études commerciales (HEC). Ses recherches portent, entre autres, sur le contrôle de gestion et sur les systèmes de contrôle interne. Elle est affiliée au Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) et présidente du Syndicat des professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (SPUQO).

Présentation

Marie-Noëlle Hervé Albert : « Assumer une tâche de gestion académique en début de carrière : une situation ambivalente ? ».

Marie-Noëlle Hervé Albert est professeure et directrice du module d’administration à l’Université du Québec à Rimouski. Ses travaux portent entre autres sur la gestion des personnes en milieu de travail, la gestion des ressources humaines et les méthodes de recherches qualitatives.

Présentation

France St-Hilaire : « Le service à la collectivité : un levier ou une contrainte à la recherche et à l’enseignement ? ».

France St-Hilaire est professeure agrégée au Département de management et gestion des ressources humaines de la Faculté d’administration de l’Université de Sherbrooke. Elle est détentrice d’un doctorat sur mesure en organisation, habiletés de gestion et santé mentale au travail de l’Université Laval. Sur le plan de la recherche, ses travaux portent sur l’identification et le développement des comportements de gestion, de leadership ainsi que sur les comportements des employés en lien avec la santé psychologique au travail.

Présentation

Claude Marois : « Entre le ‘facteur d’impact’ et les services à la collectivité ».

Professeur titulaire au département de géographie de l’Université de Montréal depuis 1977, Claude Marois réalise des études sur les questions et enjeux métropolitains autant dans la ville centrale, les banlieues de différentes couronnes et les espaces périurbains. À titre de délégué syndical (presque 20 ans), il a été appelé à piloter des dossiers épineux notamment celui du pavillon Strathcona (moisissures). De plus, il collabore avec plusieurs organismes communautaires (CDEC Côte-des-Neiges, CDEST Hochelaga-Maisonneuve) et syndicats agricoles (UPA nationale, UPA Laval etc.)

Présentation

Raphaël Fischler : « Intégration et institutionnalisation ».

Raphaël Fischler est directeur de l’École d’urbanisme de l’Université McGill. Il a reçu une formation en architecture, urbanisme et planification urbaine aux Pays-Bas et aux États-Unis. Ses recherches portent sur l’histoire et la théorie de l’urbanisme, en particulier l’histoire du zonage et la pratique réflexive. Il participe à des projets de services à la collectivité depuis ses études doctorales à Berkeley. Il est impliqué dans le domaine public en tant que membre de comités de la Ville de Montréal et en tant que commentateur dans les médias, dans le domaine communautaire en tant que conseiller auprès d’organismes à but non lucratif, et dans le domaine académique en tant que directeur de travaux pratiques et de projets d’étudiants dans divers quartiers de Montréal. En 2012, avec sa collègue Lisa Bornstein, il a rédigé un rapport pour le Proviseur de McGill sur le présent et l’avenir des activités de service à la collectivité à McGill. Son exposé repose en grande partie sur ce travail.

Présentation

Catherine Beaudry : « De la collégialité à l’individualisme : Comment la pression des comités de pairs change nos universités ».

Boursière Rhodes, Catherine Beaudry est titulaire d’un doctorat et d’une maîtrise en économie de l’Université d’Oxford. De ses études en génie électrique spécialisées en technologie spatiale, elle garde un profond intérêt pour la technologie, la science et l’innovation. Elle est professeure titulaire au département de mathématiques et de génie industriel et titulaire d’une chaire de recherche du Canada sur la création, le développement et la commercialisation à l’École Polytechnique de Montréal. Elle est aussi membre du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST), fellow au Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) et professeure associée à l’UQAM. Ses domaines de recherche portent sur la collaboration, les réseaux d’innovation, les alliances et partenariats, les grappes industrielles, et comment ceux-ci influencent la performance et la survie.

Présentation

Jean-Marc Fontan : « Services aux collectivités : l’expérience de l’UQAM ».

Jean-Marc Fontan est professeur au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal. Détenteur d’une formation en anthropologie et d’un doctorat en sociologie (1992) de l’Université de Montréal, il est spécialisé dans les domaines de la sociologie économique et de la sociologie du développement. Il est responsable du volet vocation « science et société » au Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES – http://www.crises.uqam.ca). Depuis 2007, il dirige l’Incubateur universitaire Parole d‘excluEs (http://iupe.wordpress.com) en lien avec un projet montréalais de mobilisation sociale pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion. Depuis 2014, il est titulaire de la Chaire de recherche UQAM sur la méthodologie et l’épistémologie de la recherche partenariale.

Présentation

Pierre Hébert : « Le service à la collectivité : Servitude et grandeur universitaires ».

Professeur titulaire au Département des lettres et communications de l’Université de Sherbrooke, Pierre Hébert a enseigné précédemment, pendant 10 ans, à l’Université de Victoria (C.-B.) et à l’Université de Toronto. Comme sa présentation porte sur le service à la collectivité, notons entre autres ses implications comme :

  • Membre de plusieurs comités de rédaction de revues (dont Recherches sémiotiques, Voix et images, Cahiers d’histoire du Québec au XXe siècle) ;
  • Cofondateur du centre Anne-Hébert, fondateur des Cahiers Anne Hébert ;
  • Membre de plusieurs jurys (dont CSRH, FRQSC, BAnQ) ;
  • Présentement président de L’Association québécoise pour l’étude de l’imprimé.

Et puisque sa présentation porte aussi sur son engagement syndical, notons :

  • Pendant 3 ans, membre du comité exécutif du SPPUS ;
  • De 2003 à 2009, membre du comité exécutif de la FQPPU, dont v-p de 2007-2009. Durant ce mandat, il a été responsable du comité chargé de la restructuration de la Fédération (2005) ;

Dans le cadre de cet engagement, il a publié :

  • La Nouvelle université guerrière, en 2001 ;
  • Une histoire de la FQPPU, en 2011 ;
  • À son actif, plusieurs articles (dans Le Devoir, À bâbord, etc.), conférences et organisation de colloques.

Présentation (à venir)

English Version

 


Partagez cette page :
Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

X