Montréal, le 28 novembre 2018 – Joignant sa voix à toutes celles qui condamnent l’annulation par le gouvernement ontarien de la création de l’Université de l’Ontario français et l’abolition du Commissariat aux services en français, la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) le presse de se raviser.

Adopté le 14 décembre 2017, le projet de loi créant à Toronto l’Université de l’Ontario français lui donne pour mission de proposer une gamme de grades universitaires et de programmes d’études en français afin de promouvoir le bien-être linguistique, culturel, économique et social des étudiantes et étudiants ainsi que de la communauté francophone de l’Ontario.  « La volte-face cavalière de l’actuel gouvernement tuant dans l’œuf cette institution est non seulement méprisante envers la francophonie ontarienne, mais témoigne également d’une incompréhension du rôle des universités qui, par leurs activités de recherche et d’enseignement, sont de puissants leviers de développement. En ce sens, ce projet ne constitue pas une dépense, mais un investissement », affirme Jean-Marie Lafortune, président.

Malgré le recul partiel de Doug Ford depuis l’annonce initiale, les solutions envisagées ne sont pas satisfaisantes, notamment parce qu’un commissaire aux services en français doit bénéficier d’une pleine indépendance pour mener à bien ses mandats, soit d’améliorer les services destinés à la communauté francophone et veiller à l’application de la Loi sur les services en français.

La FQPPU exhorte le gouvernement Ford à revenir sur ses décisions. « Il est encore temps de montrer aux francophones ontariens que leur gouvernement reconnaît leur apport historique au développement de la province, et ce, en leur donnant les leviers nécessaires pour assurer leur avenir », conclut M. Lafortune.

Renseignements : Hans Poirier, FQPPU
514 755-5858
facebook.com/fqppu – Twitter @FQPPU


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