Montréal, le 26 avril 2018 – Réunis la semaine dernière en Conseil fédéral, les membres de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) ont adopté une Position de principe sur les relations professeur(e) / étudiant(e) visant à prévenir les violences et les conflits d’intérêts à caractère sexuel dans les universités.

L’énoncé pose clairement qu’il est incompatible pour un(e) professeur(e) engagé(e) dans une relation pédagogique avec un(e) étudiant(e) d’avoir des liens intimes tels qu’amoureux ou sexuels avec cette personne.

Il admet également que si la situation se présente tout de même, il relève de la responsabilité des professeur(e)s de s’abstenir d’une telle relation ou de s’en retirer sans contrainte de la part de l’employeur. Le cas échéant, ce dernier devrait protéger la confidentialité des informations relatives à cette situation afin d’éviter de causer tout préjudice ou atteinte à la réputation des étudiant(e)s et des professeur(e)s concerné(e)s.

Afin d’assurer la sécurité et dans le respect des personnes concernées, il appelle les universités à se doter de services indépendants et impartiaux distincts d’accueil des signalements et d’accompagnement des victimes, ainsi que de traitement des plaintes. Enfin, les victimes devraient être informées de la conclusion des enquêtes et de la nature des sanctions appliquées.

La FQPPU souhaite que cette prise de position contribue à orienter le travail d’élaboration, d’adoption et de révision des politiques en cette matière dans chacune des universités, conformément aux dispositions de la Loi visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur adoptée en décembre 2017.

Depuis 1991, la FQPPU représente la majorité des professeures et professeurs réguliers des universités francophones et anglophones du Québec.


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