La FQPPU exprime sa solidarité envers les 1000 membres du corps professoral et professionnel de l’Université Dalhousie en lockout

La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) dénonce fermement le recours au lockout par l’Université Dalhousie, une première dans une université de l’U15. Elle exprime du même coup sa solidarité totale avec les près de 1 000 membres du corps professoral et professionnel représentés par la Dalhousie Faculty Association (DFA).

Moins de deux semaines avant la rentrée, alors que les membres du syndicat se prononçaient encore démocratiquement sur la dernière offre patronale, l’administration a choisi d’imposer un lockout. Ce geste autoritaire a plongé l’université dans l’incertitude, suscitant l’inquiétude tant du corps professoral que des étudiantes et étudiants, qui en subiront les conséquences directes.

En bref

  • Solidarité claire et ferme. La FQPPU dénonce le lockout imposé à près de 1 000 membres du corps professoral et professionnel de Dalhousie, une première dans une université de l’U15, et réaffirme son soutien indéfectible à l’association qui les représente.
  • Revendiquer des conditions justes. Les professeur·es exigent des salaires qui suivent le coût de la vie, la fin de la précarisation liée aux contrats à durée limitée, ainsi que des charges de travail raisonnables, conditions qui permettent de préserver la mission fondamentale d’enseignement et de recherche de l’université.
  • Appel à la responsabilité et à la solidarité. La FQPPU presse l’administration de Dalhousie de retourner immédiatement à la table de négociation et appelle les associations et syndicats universitaires du pays à appuyer la Dalhousie Faculty Association pour défendre vigoureusement l’avenir des universités au Canada.

Des revendications au cœur de la mission universitaire

Les membres de la DFA exigent avant tout des salaires qui suivent le coût de la vie et compensent une perte de 9 % du pouvoir d’achat accumulée en dix ans. Ils s’opposent également à la précarisation croissante des postes par le recours abusif aux contrats à durée limitée. À cela s’ajoutent des demandes légitimes pour des charges de travail raisonnables et un meilleur accès aux services de garde.

Garantir des conditions décentes pour le corps professoral et professionnel de l’université, c’est aussi protéger la qualité de l’enseignement et de la recherche dont bénéficient non seulement les étudiantes et étudiants, mais également toute la société.
Madeleine Pastinelli
Présidente de la FQPPU

Dans un contexte où les défis actuels nécessitent plus que jamais l’apport des universités, on ne peut exagérer l’importance capitale de ces revendications. « Garantir des conditions décentes pour le corps professoral et professionnel de l’université, c’est aussi protéger la qualité de l’enseignement et de la recherche dont bénéficient non seulement les étudiantes et étudiants, mais également toute la société », affirme Madeleine Pastinelli, présidente de la FQPPU.

Défendre l’université au service du bien commun

La FQPPU rappelle que l’université constitue un service public essentiel et un bien commun, que l’on doit protéger des logiques de marchandisation et de précarisation. Le recours au lockout, une arme patronale empruntée aux pires pratiques du secteur privé, constitue une dérive dangereuse pour l’avenir des universités canadiennes.

La FQPPU appelle au retour immédiat de l’administration à la table des négociations, dans un esprit de respect et d’écoute véritables, afin de conclure une entente juste et durable. Elle invite également les associations et syndicats universitaires du pays à se mobiliser massivement pour soutenir la DFA. Car ce conflit dépasse les frontières d’un seul campus : il pose la question de l’avenir des universités face aux pressions croissantes d’intérêts qui contreviennent à leur mission fondamentale.

Restez à jour

Abonnez-vous à l’infolettre de la Fédération.