La FQPPU dénonce le congédiement du professeur Patrick Provost, qui constitue une atteinte grave à la liberté académique et témoigne d’une mécompréhension de la mission universitaire

Le congédiement de Patrick Provost, qui fait suite à une série de suspensions que lui avait imposées l’Université Laval, apparaît comme une atteinte inacceptable à la liberté académique, dans la mesure où il est vraisemblablement lié à ses prises de position controversées sur la vaccination contre la COVID-19.

Le COPLA confirme : sans motifs sérieux, la ministre de l’Enseignement supérieur aurait bel et bien bafoué les principes de la Loi sur la liberté académique

S’il restait des doutes, ils se dissipent à présent : un comité d’expert·es, présidé par la professeure de droit Lucie Lamarche, conclut qu’à défaut de pouvoir justifier sa décision en fournissant des motifs conformes aux principes enchâssés dans la Loi sur la liberté académique dans le milieu universitaire, le refus du gouvernement de procéder à la nomination de Denise Helly au conseil d’administration de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) constitue bel et bien une atteinte à sa liberté académique, de même qu’à celle de l’ensemble du corps professoral de l’établissement.

Nouvel avis du comité de la Commission permanente sur la liberté académique : certaines dispositions du projet de loi 23 portent atteinte aux garanties prévues par la Loi sur la liberté académique dans le milieu universitaire

Le projet de loi 23 a pour effet de consolider et légitimer la mainmise directe du ministre de l’Éducation sur les programmes universitaires de formation des enseignants en définissant, avec l’avis de l’Institut ou non, le contenu des compétences recherchées et celui des programmes de formation.